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La méthode séro-densimétrique dont H. LESCŒUR a vulgarisé l'emploi ne présente pis cet inconvénient et la raison pour laquelle la densité du sérum constitue le meilleur élément pratique d'évaluation du mouillage a été indiquée précédemment (II).

Cette densité dépend évidemment des proportions relatives d'eau et d'extrait contenues dans le sérum. Or, le sérum d'un litre de lait. contenant le même poids (1000 DE) d'eau que le lait et un poids d'extrait égal à 0,7 (E-B), il est clair qu'il existe une relation entre la densité du sérum et la valeur des rapports:

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On peut donc dire que la discussion du mouillage peut être basée sur le rapport de l'eau au non-beurre dans le lait.

On peut constater, du reste, que dans la formule :

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qui donne le nombre des millièmes de la densité du sérum en fonction de l'eau et du non-beurre du lait, il suffit de diviser à la fois le numérateur et le dénominateur de la fraction par 2,5 (E-B) pour qu'elle prenne la forme : ou la seule variable

300

1000 D -E

(E-B)

+0,4

est précisément le rapport de l'eau au non-beurre dans le lait.

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c'est-à-dire qu'à un rapport de l'eau au non-beurre dans le lait égal à 10, correspond un sérum de densi'é 1,0288 dont le poids d'extrait 7

correspondant: 28,8×3=678,4 3

par

litre.

Or, H. LESCŒUR a montré qu'en dehors du mouillage, la densité du sérum-lab ne varie normalement que de 1,031 à 1,029 (moyenne' 1,030), avec des poids d'extrait correspondants compris entre 71 gr. te 67 gr. par litre (moyenne 70).

La retation

1000 D-E
(E—B)

·=10, correspond donc très exactement à la densité minima 1,0288 du sérum des laits non mouillés et en adoptant cette limite de préférence à la densité moyenne 1,030 que H. LESCŒUR a pris comme base du calcul du mouillage, on ne risque pas de déclarer moulés des laits naturellement faibles, si par contre, on s'expose à considérer comme purs des laits riches légèrement mouillés.

On peut donc dire que dans le lait non mouillé le poids du nonbeurre est au moins égal au dixième du poids de l'eau.

Il en résulte évidemment que si, dans le lait non mouillé, le poids de l'eau est tout au plus égal à 10 fois le poids du non-beurre, la différence (1000 D-E)-10 (E-B) représente le poids de l'eau en excès dans le lait mouillé la différence entre le poids de l'eau et 10 fois le poids du non-beurre, donne la mesure du mouillage minimum.

Il est intéressant de remarquer enfin que ie non-beurre contenu dans un litre de lait se trouve tout entier dans le poids 1000 D—B du lait dégraissé correspondant, dont la densité dépend directement de 1000 D-B la valeur du rapport Cette densité comme celle du sé(E—B)

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rum est indépendante de l'écrémage, et si l'on observe que :

1000 D-B-1000 DE+(E—B)

1000 D-B 1000 D-E

on peut écrire

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+1

c'est-à-dire que le rapport de l'eau au non-beurre dans le lait est corrélatif de la densité du lait dégraissé.

On peut voir d'ailleurs que si dans la formule.

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qui donne le nombre des millièmes de la densité du lait dégraissé en fonction de l'eau et du non-beurre dans le lait, on divise par (E-B) le numérateur et le dénominateur de la fraction, elle se présente 375 sous la forme

1000 D-E

+0,625

(E-B)

et que la seule variable de cette

expression est encore le rapport de l'eau au non-beurre dans le lait et, si dans la formule :

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on a 1000 (D',-1)=35,3 c'est-à-dire que dans le lait non mouillé, la

densité du lait dégraissé, facile à calculer au moyen de la formule de Lindet, n'est jamais inférieure à 1,0353.

On voit donc que la densité du lait dégraissé constitue comme celle du sérum un bon élément d'appréciation du mouillage.

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1000

0

32,3 28,8 35,3 912, 120,34 29,14 91,20 10, 950 50 30,7 27,4 33,6 916,40 114,32 27,68 86,64 900 100 29,1 26,3 31,7 920,80 108,31 26,23 82.08 850 150 27,5 24,4 29,9 925,20 102,29 24.77 77,52 800 200 25,9 22,8 28, 929,60 96,27 23,31 72,96 750 250 24,2 21,3 26,3 934, 90,25 21,85 68,40 13,65 250 700 300 22,6 20, 24,4 938,40 84,24 20,40 63,84 14,70 300 650 350 21,18,4 22,7 942,80 78,22 18,949,28 15,90 350 72,20 17,48 54,72 69,19 16,03 50,16 60,17 14,57 45,60 54,15 15,11 41.04 48,14 11,66 36,48 42,12 10,20 31,92

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0

0

10,58.

50

5

11,21

10

11,90 1:0

15

12,74 200

20

25

30

35

400 19,4 16,9 20,8 947,20 550 450 17,8 15,4 19,1 951,60 500 500 16,214, 17,4 956, 550 14,5 12,6 15,6 960,40 400 600 12,9 11,2 13,8 964,80 350 650 11,3 9,7 12,1 969,20 300 700 9,7 8,3 10,3 973,60 250 750 8,1 6,9 8,6 978, 30,08 200 800 6,5 5,5 6,8 982,40 24,07 150 850 4,8 4,1 5,1 986,80 18,05 4,37 13,68 72,08 850 100 900 3,2 2.7 3,4 991,20 12,03 2,91 50 950 1,6 1.3 1,7 995,60 6,02 1,46

17,31 400

40

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Les calculs qui conduisent à ces résultats ne s'appliquent exactement qu'aux laits normaux, c'est pourquoi le lait de certaines régions, où l'on utilise les vaches de race hollandaise, peuvent pré

senter, au dehors de toute falsification, un rapport peu supérieur à 10 et qui accuse un léger mouillage.

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Au lieu d'abaisser exceptionnellement les limites des éléments d'appréciation du mouillage et pour conserver à la formule que je propose son caractère général et son avantage mnémotechnique, on pourrait fixer la tolérance de leur mouillage apparent qui, dans ce cas particulier, ne dépasse guère 5 à 6 o。.

Le tableau précédent dont les chiffres en italiques ont été obtenus au moyen des formules établies dans ce travail, montrent l'influence du mouillage à différents degrés sur un lait limite, c'est-à-dire pour lequel on a :

Rapport de l'eau au non-beurre dans le lait=10.

Densités corrélatives {

=1,0288

du sérum
du lait dégraissé = 1,0353

Index Bibliographique

Extraits des Publications Françaises et Étrangères

III. DIVERS, EAU, FARINE ET LÉGUMES, SUCRE, VIANDES ET CONSERVES, etc. Dosage de traces de brome dans les matières organiques. A. DAMIENS. C. R. A. S. 1920, t. 171, n° 17, p. 799.

Le procédé proposé, basé sur la réaction de Denigès et Chelle permet de doser colorimétriquement 0 mg. 005 de brome dans 10 cc. de solution examinée. Le dosage peut être faussé par la présence d'iodure, mais en oxydant l'iode à l'état d'acide iodique, les résultats sont parfaitement exacts. On peut doser en même temps l'iode et le chlore. G. C.

Réaction de coloration extrêmement sensible des phosphates et des arséniates. Ses applications. G. DENIGÈS. C. R. A. S. 1920, t. 171, n° 17, p. 802.

Si on ajoute à des solutions contenant 1 milligramme d'acide phosphorique ou arsénique quelques gouttes d'un mélange à volumes égaux d'acide sulfurique concentré et de molybdate d'ammoniaque à 10 pour 100, puis du chlorure stanneux, il se forme une coloration bleue très nette. La sensibilité de ce procédé va jusqu'à un dix-millième de milligramme dans la prise d'essai et la méthode est applicable directement en présence de matières organiques. On peut l'employer dans les analyses d'eux, de terres, de minéraux, dans les produits végétaux et animaux, etc. et convenablement invertie, elle peut servir à déceler l'étain ou le molybdène.

G. C.

Action de l'eau oxygénée sur les farines. M. MAR.ON. C. R. A. S. 1920, t. 171. n° 17. p. 804.

Se basant sur ce fait que le grain de blé renferme de la catalase surtout dans ses parties extérieures et que la catalase provoque la décomposition de l'eau oxygénée en présence de borate de soude, l'auteur détermine le taux d'extraction des farines par le volume d'oxygène dégagé. Dans les conditions d'expérience 1 gr. de farine première dégage en cinq minutes et à 15, 1 cm3 75 d'oxygène et une farine seconde, 10 cc, 85. G. C.

Dosage pondéral pratique de l'albumine urinaire. G. PÉGURIER. Ann. Ch, Anal. 19:0, t. 2. n° 11, p. 332.

L'auteur remplace dans le réactif Mehu l'acide acétique par l'acide citrique, On rend l'urine acide au tournesol au moyen d'acide acétique, on filtre et on chauffe modérément. on laisse reposer puis on ajoute 5 cm3 du réactif suivant pour 50 cm3 d'urine.

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On filtre alors sur un double filtre Berzélius équilibré. On lave à l'eau bouillante puis à l'éther alcoolisé. On dessèche à 100° et l'on pèse.

Nouvelle réaction de la saccharine. L. THÉVENON. Journ. Ph. et Ch. 1920, t. 22, no 11 p. 421.

La saccharine contient un groupement benzoyl-imide, susceptible de former par diazotation un chlorure de diazoïque qui, copulé avec le Naphtol ẞ, donne une matière colorante rouge ou acide ẞ Naphtol benzoïque.

On ajoute 10 cm3 de:

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et VI gouttes de S04 H2 au 1/3 à une solution de 0 gr 10 de saccharine dans 25 cm3 d'eau. On agite et on laisse en contact quelques minutes, puis on ajoute 0 gr. 10 de Naphtol 3. Il se fait immédiatement une coloration rouge très intense se fixant sur la laine et la soie. Cette réaction permet de déceler des traces de saccharine dans les produits alimentaires en opérant suivant les indications de la méthode officielle concernant l'épuisement par l'eau-alcool ou autres solvants.

G. C. Décomposition catalytique de la solution alcaline d'hypobromite de soude par le sulfate de cuivre. Action antagoniste de l'iode. P. FLEURY. C. R. A. S. 1920, t. 171, n° 20, p. 957.

L'action de certains sels métalliques (Ni. Co. Cu.) sur les hypochlorites et les hypobromites, se manifeste par un dégagement d'oxygène. Or, certaines lessives alcalines renferment du cuivre, ce qui peut compromettre la validité des dosages d'urée par l'hypobromite. L'auteur montre que l'addition d'une petite quantité d'iode sous forme d'iodure ou d'iodate permet d'obtenir très simplement des solutions qui, même en présence de cuivre, présentent une stabilité comparable à celle d'une solution témoin non additionnée de cuivre. G. C.

Analyse qualitative microchimique de l'acide cyanique. R. FOSSE. C. R. A. S. 1920, t. 171, n° 16. p. 722.

L'acide cyanique peut être caractérisé microchimiquement à l'aide de réactions colorées. L'acétate de cobalt colore la solution de cyanate de potassium en bleu d'azur par suite de la formation de cyanate cobalti-potassique qui stable en présence d'alcool, se dissocie et se décolore en présence d'eau.

Une coloration bleu violet se déclare dès qu'on verse une goutte de solution de perchlorure de fer, très diluée sur le produit résultant du broyage à sec de

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Le brome et le chlore existant normalement dans les tissus animaux. A. DAMIENS. C. R. A. S. 1920, t. 171, n° 19, p. 920.

La présence du brome paraît constante dans tous les organes animaux, le rapport du brome au chlore, dans les organes d'un animal donné, peut être considéré comme sensiblement constant. Il ne semble pas se produire d'accumulation particulière de brome dans aucun organe, G. C. 41

FALSIFICATIONS N° 146.

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