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matière grasse, a été formellement proscrit par le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, du moins en ce qui concerne l'alimentation des tout-petits, dont le lait constitue la nourriture exclusive.

Les boîtes dans lesquelles ces produits sont conservés et vendus, doivent porter des étiquettes indiquant si le lait a été écrémé. Ces mentions, peu apparentes ou rédigées en langues étrangères, passent souvent inaperçues ou ne sont pas comprises du public; de plus, certains stocks ont mis et mettent encore en vente, des laits en poudre totalement privés de leur matière grasse et que l'on destinait primitivement à la cuisine ou à la pâtisserie. Ces produits ne peuvent en aucun cas, représenter un aliment pour les nouveaux-nés, puisqu'il y manque un élément essentiel, c'est-à-dire la crème; en outre, la caséine qu'ils contiennent est en partie insoluble et demeure au fond des biberons.

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L'enfant ne consomme donc qu'un liquide composé presqu'exclusivement de l'eau dont on a délayé ce produit, et de sucre de lait; ainsi nourri, il crie la faim, ce qui amène à le faire boire exagérément; il dépérit alors et on ne tarde pas à voir apparaître chez lui des troubles gastro-intestinaux graves.

Je considère comme un devoir, de porter ces faits à votre connaissance, dans l'intérêt des tout-petits auxquels vous avez accordé votre généreuse protection, et je viens vous rappeler très instamment, que les laits concentrés écrémés, et, plus encore, les laits en poudre privés de leur matière grasse, ne doivent jamais être utilisés pour l'alimentation des nourrissons.

Je me tiens à votre entière disposition pour vous donner toutes les indications touchant ces questions ou les autres problèmes du même ordre sur lesquels vous pourriez désirer des renseignements complémentaires.

Veuillez agréer, M. les plus distingués.

l'expression de mes sentiments

L'Inspecteur Général

des Services techniques d'Hygiène. Dr F. BORDAS.

N. D. L. R. — Le décret du 21 mu 1918 qui réglementait la fabrication et la vente des its condensés, ayant été abrogé à la cessation des hostilis, l'étiquetage de ces produits, dans les conditio:.s fixées par ce texte, n'est plus aujourd'hui obligatoire. Un nouveau décret rendu en application de la loi du 1er août 1905 rétablira sans doute bientôt celle salutaire obligation.

Ii est à souhaiter que ce nouveau décret exige sur tous les laits condensés vendus en France l'apposition d'une étiquette rédigée en langue française. La plupart des marques étrangères qu'on trouve aujourd'hui sur notre marché ne portent que des indications dans la langue de leur pays de fabrication, incompréhensible par suite pour la masse des

consommateurs.

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Sur un procédé de traitement des vins blancs; L. MONNIER. Ann. Ch. An., 1920, n° 5 p. 147.

L'auteur a analysé un certain nombre de vins blancs qui laissaient un dépôt pulvérulent, bleu et dense, et a conclu à la présence de bleu de Prusse. Ce précipité est aû à l'emploi, comme clarifiant, du ferrocyanure de potassium et de la gélatine. En présence d'un léger excès de ferrocyanure, sa combinaison avec le fer du vin produit le précipité constaté. G. C.

Dosage de minimes quantités de fer dans les liquides alimentaires, notamment dans les vins; L. MATHIEU, Rép. de Ph., 1920, n° 7, p. 206, d'après Bull. Ch. de Suc. 1919.

On évapore 10 de moût ou de vin dans une capsule de platine, on calcine au rouge sombre, on reprend les cendres par 5cc d'acide chlorhydrique à 1 p. 4 exempt de fer et l'on ajoute sans filtrer 10 de sulfocyanure de potassium à 10 gr. par litre. On verse le tout dans une éprouvette graduée, on lave deux fois la capsule avec de l'eau et on complète à 50°. Dans une éprouvette semblable on ajoute également HCl dilué et du sulfocyanure, puis avec une burette graduée, une solution de chlorure ferrique dont 1" correspond à 1/10 de mgr de fer, jusqu'à coloration identique à celle du premier liquide. Soit n le nombre de cc. versés, le litre de moût ou de vin contient en dixième de mgr., nX200 ou nX100 de fer. G. C.

Sur le traitement de la casse bleue des Vins; A. PIEDALLU. P. MALVEZIN. et L. GRANDCHAMP, C. R. A. S. 1920, n° 19, p. 1129.

L'eau oxygénée a une action très nette sur les vins cassés; mais la loi interdit l'emploi de ce produit, de plus l'eau oxygénée a une action déplorable sur la composition et les qualités organoleptiques des vins. Les auteurs ont essayé l'action de l'oxygène gazeux provenant de la distillation de l'air liquide, qui contient 99.9 °/. d'oxygène pur. Le barbotage direct a donné des résultats incomplets. La bougie en porcelaine dégourdie a donné, au contraire, des résultats concluants. L'oxygène sort de la bougie en fines bulles et forme avec le vin une véritable émulsion, les sels ferreux s'oxydent et passent à l'état ferrique. et en présence de tannin précipitent. L'analyse, après filtration, accuse une perte des 3/4 de la proportion initiale de fer. G. C.

II. LAIT ET DÉRIVÉS. HUILES ET GRAISSES COMMESTIBLES.

Le lait et l'hémolyse, H. VIOLLE, C. R. A. S. 1920, n. 18, p. 1078.

Le lait normal se comporte vis-à-vis des globules rouges comme une solution contenant environ 10 gr. de sel marin pour 1 litre d'eau distillée. Les globules rouges ajoutés à un lait normal se maintiennent intacts, mais ces mêmes globules ajoutés à certains laits anormaux se dissolvent avec plus ou moins de rapidité. Tout lait qui produit d'hémolyse doit être considéré comme suspect, l'altération pouvant être due à la soustraction ou à l'addition de ses composants normaux, ou à l'action de substances étrangères (antiseptiques, altérations spontanées, toxicité due aux fourrages, etc.). G. C.

III. DIVERS. EAUX, FARINES ET LÉGUMES, SUCRE, VIANDE ET CONSERVES, etc.

Action de la chaleur sur les vitamines de la viande ; C. BIDAULT ET G. Couturier, C. R. S. B 1920, no 24, p. 1022.

Les lots de rats blancs jeunes et adultes ont reçu à discrétion une ration physiologiquement équilibrée composée de viande et de bouillon stérilisés, de saccharose, d'amidon et de saindoux autoclavés et de sels. La viande provenait de boîtes de conserves récemment préparées suivant la technique de l'armée et stérilisées 1 heure 1/2 aux températures comprises entre 104-105° et 129-130°. Au bout de 3 mois d'expérience, tous les groupes ont montré des animaux présentant des troubles nerveux d'avitaminose et les phénomènes cérebello-médulaires ont été guéris par du lait. du jus d'orange, par de la viande fraîche ou de la carotte crue. Au bout de 15 à 20 jours la croissance des jeunes a été complètement arrêtée. Les auteurs ont montré que les accidents constatés ne peuvent être dûs à l'action toxique des composés ammoniacaux de la viande, dont la quantité est fonction de la température de stérilisation, et que les conserves de viandes stérilisées entre 104-105° et 129-130° sont hautement déficientes en facteurs accessoires de croissance et d'équilibre.

G. C.

Sur une réaction de l'acide benzoique fondée sur sa diazotation; son application à la recherche toxicologique de l'atropine, de la cocaïne et de la stovaïne; M. GUERBET, C. R. A. S. 1920, t. 171, n° 1, p. 40.

Quelques parcelles de matière, placées dans un verre de montre, sont additionnées de trois à quatre gouttes d'acide nitrique fumant (D=1.49). On évapore à sec au B. M. et l'on reprend par une goutte de chlorure stanneux au dixième; après deux ou trois minutes de chauffage les acides nitrobenzoïques sont transformés en acide aminobenzoïques. On laisse refroidir et on ajoute deux gouttes de nitrite de soude au centième, enfin on obtient un précipité rouge orangé en ajoutant trois ou quatre gouttes de S.-naphtol en solution dans l'ammoniaque au dixième. Sf on ajoute 1ems d'acide sulfurique concentré, le précipité se dissout en donnant un liquide rouge violacé qui, versé dans un verre d'eau, la colore en jaune orangé.

G. C.

Dosage de la caféine dans les mélanges de café et de succédanés, ainsi que dans les cafés. sans caféine; E. VAUTIER. Ann. Ch. An., 1920, no 6, p. 168.

On fait une extraction à l'éther et on sublime suivant le procédé PHILIPPE OU mieux on remplace cette dernière opération par le dosage de l'azote par la méthode Kjehldahl sur la caféine brute obtenue après séparation des substances grasses 1cm3 de SO'H2 n/10 correspond à 0,00185 de caféine anhydre ou 0,00530 de caféine hydratée.

On peut également purifier la solution de caféine brute, après deux évapora tions et deux filtrations, en ajoutant un peu de carbonate de sodium (0oo1 à 0oo,2). On évapore au B. M. et on reprend par un peu de chloroforme pur, exempt d'eau. On répète cette opération 5 ou 6 fois en employant chaque fois 3 à 5 cm3. On filtre et on recueille dans une capsule de verre tarée. On sèche à 100° et on pèse.

G. C.

Dosage de la caféine dans le saccharure ou granulé de kola et dans l'extrait de kola; G. MEILLIÈRE. Jour, Ph. et Ch. 1920, t. 22, no 1, p. 18.

25o de granulé sont dissous dans 200° d'eau et la solution est décantée. Le dépôt est trituré au mortier et mis à bouillir avec 10° d'eau. Les liqueurs réunies sont additionnées de sous acétate de plomb (10 à 20°c), on complète à 250° et on filtre. Une partie aliquote est épuisée par le chloroforme qui donne la caféine pure qui peut être pesée.

G. C.

Sur le dosage des petites quantités d'acide phosphorique à l'état de phosphomolybdate de baryum en présence et en l'absence du phosphore en combinaison organique, S. PosTERNAK, Bull. Soc. ch. 1920, no 12, p. 507 et no 13, p. 564.

Il est possible de doser de faibles quantités de phosphore, à partir de 0:05, à l'état de phosphomolybdate de baryum en précipitant le sel d'ammonium correspondant en milieu sulfurique ou azotique. Dans le premier cas (absence de matières organiques), on précipite à chaud, en présence de 1c d'acide sulfurique et d'au moins 5 °/。 de sulfate d'ammonium, par une solution de molybdate d'ammonium à 10%. On dissout par l'ammoniaque et on reprécipite par un excès de chlorure de baryum. On recueille sur filtre taré et on pèse après séchage à 100°. On multiplie par 0.00739 pour avoir le poids de P. Dans le deuxième cas (en présence de matières organiques), on précipițe à 15°, dans un milieu contenant au moins 5% de nitrate d'ammonium par la liqueur molybdique ordinaire. On transforme en précipité barytique et on multiplie par 0.00786.

G. C. Vérification du titre des liqueurs d'hyposulfite de soude, d'acide arsénieux, de bromate de potasse, d'iodate de potasse, etc. en partant de SO H2 titré. L. BERTIAUX, Ann. Ch. anal. t. 2. n° 7, p. 307.

L'auteur applique le procédé de dosage de l'hyposulfite par SO H2 titré à celui de l'arsenic dans une solution d'acide arsénieux. L'iode mis en liberté sert à titrer la solution arsénieuse.

15 SO4H2correspond à 057653 d'arsénic.

On peut également titrer une solution d'acide iodique ou d'odiate alcalin, de permanganate par l'hyposulfite ou de manganèse par l'acide arsénieux. G. C.

Dosage volumétrique de l'Ion sulfurique; F. EHRLICH, Ann. Ch. Anak 1920 t. 2, no 7, p. 214.

La prise d'essais doit renfermer environ 0,01 de SO'H2; on la traite de manière qu'elle ne contienne que des sels alcalins. On neutralise par NaOH ou HCI dilués en présence d'hélianthine, puis on ajoute de l'eau jusqu'à un volume de 300 à 350cc. On ajoute un excès de CO3Ba pur en poudre (15), on porte à l'ébullition et on laisse reposer 12 heures. On filtre et on lave 3 ou 4 fois à l'eau chaude. On titre l'alcali carbonaté à l'aide de SO*H* N/10 en présence d'héliantine. La quantité d'acide versé donne, sans calcul, la teneur de la prise d'essais en SO H2,

G. C.

Simplification de la réaction des sels de manganèse de MM. Caron et Raquet; G. DENIGÈS. Ann. Ch. Anal. 1930, t. 2, n.° 7, p. 215.

Cette réaction est basée sur la formation d'un oxalate manganico-alcalin rougegroseille. M. DENIGÈS simplifie cette réaction en ajoutant à 5cc de solution de sel de manganèse, une ou deux gouttes de lésive de soude. en agitant violemment pendant quelques minutes en présence de l'air jusqu'à coloration brune, puis ajoutant goutte à goutte, une solution saturée à froid d'acide oxalique qui donne la coloration rouge-groseille caractéristique. G. C.

L'acide iodique réactif microchimique caractéristique de l'ammoniaque gazeux; G. DEniGÈS. C. R. A. S. 1920, t. 171, no 3, p. 177.

L'acide iodique à 10°. mis en présence de quantités très faibles de gaz ammoniac, produit immédiatement des cristaux quadratiques, aplatis, agissant sur la lumière polarisée, d'odiate d'ammonium. La réaction est caractéristique, elle est immédiate et très sensible.

Dans le cas de produits renfermant de l'ammoniaque salifiée, on les évapore sous un petit volume que l'on traite par de la magnésie calcinée et on fait agir l'acide iodique déposé sur une lame de verre. Le corps cristallisé obtenu a une com. position chimique coïncidant exactement avec la formule 103 NH". G. C.

Sur la présence du cuivre dans les plantes et particulièrement dans les matières alimentaires d'origine végétale; M. Guérithault, C. R. A. S. 1920, t. 171, no 3, p. 196. Les dosages de cuivre obtenus par incinération, traitement par HCl, séparation du cuivre sous forme de sulfure, transformation en nitrate, électrolyse puis dosage par pesée directe ou par calorimétrie. Le cuivre est un élément constant des substances alimentaires d'origine végétale. Sa proportion varie dans les expériences de l'auteur de 8 7 à 63TM 6 pour 100 gr. de cendres et de f↑ à 17 1 par kg. de matière fraiche. G. C.

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Aux Agents du service de la Répression des Fraudes Inspecteurs-Adjoints des Pharmacies et Drogueries.

VENTE DES EAUX DE JAVEL

Paris, le 30 juin 1920.

La circulaire no 26 du 18 décembre 1915 a posé certains principes relatifs au commerce et à la vente des Eaux de Javel. Bien que la manière de voir exposée dans ce document ait été maintes fois depuis lors sanctionnée par la Jurisprudence, le commerce des Eaux de Javel n'en continue pas moins à donner lieu à de nombreux abus.

C'est ainsi que des Eaux de Javel à très bas degré sont couramment offertes au public sous des étiquettes qui, tout en indiquant le titre de la solution, qualifient les produits de « concentré », « extrait », «<extrait concentré » ou de toute autre dénomination susceptible de faire attribuer à la marchandise, par l'acheteur ignorant, des qualités qu'elle n'a pas. Ce sont là pratiques détestables, préjudiciables au consommateur qui est trompé, et dommageables aux fabricants consciencieux, puisqu'elles favorisent une concurrence déloyale. Il y a lieu d'y mettre un terme.

La Chambre syndicale des fabricants d'Eaux de Javel vient de se ranger à cette opinion et, d'accord avec l'Administration, de fixer les règles qui suivent, qui devront être à l'avenir, en l'absence d'un règlement spécial, considérées comme usages loyaux et constants de cette industrie et de ce commerce :

1° La force d'un chlorure décolorant doit être évaluée exclusivement en degrés chlorométriques Gay-Lussac (degré français). Ce degré est le volume, en litres, de chlore dégagé par un kilogramme du chlorure décolorant.

Toutefois, pour les Eaux de Javel et autres produits liquides, il est d'usage de considérer comme degré chlorométrique le volume de chlore dégagé par un litre de la solution.

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