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LAITS DE MONTPELLIER : Moyennes, maxima, minima.

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Or M. HUGUES signale l'écart entre la composition des laits du matin et du soir; pour le beurre, il y a une différence de 4 à 6 gr. Si donc nos analyses avaient porté sur des laits du matin et du soir, les laits du matin auraient donné 40 gr. de beurre environ et la moyenne générale serait de 42 gr. 50 environ.

Du même fait l'extrait sec se trouverait ramené à 137,5.1

Cette quantité de beurre serait encore supérieure à celle que donne M. HUGUES pour la moyenne de ses trois étables. Comment expliquer cette différence? Nos analyses ont été effectuées sur des laits provenant de 55 étables. M. HUGUES n'a opéré que sur trois étables. Il nous semble que les chiffres que nous donnions alors doivent se rapprocher plus de la réalité en ce qui concerne la composition moyenne des laits de Montpellier.

Lactose: Nous avons 47 gr. 8 en lactose anhydre, ou 50,3 en lactose hydraté. M. HUGUES: 47 gr. 87 - 47,57 47,73 (1. hydraté). Cendres. Nous donnons 7 gr. 44. M. HUGUES 7 gr. —7,18

7,17.

Caséine. Nous trouvons 25. gr. 8 pour la caséine vraie, 30 gr. 6 pour les albuminoïdes totaux. M. HUGUES 37 gr. 04-36,20 36,92 (caséine). Ici nous trouvons un chiffre nettement plus petit que celui de M. HUGUES.

Pour ce dosage, nous avons employé la méthode volumétrique de DENIGÈS et nous nous étions assuré auparavant que la caséine vraie dosée de cette façon correspond à la caséine do-ée pondéralement en précipitant le lait par l'acide acétique dilué.

Extrait dégraissé. - Tous nos laits de mélange ont un extrait dégraissé égal ou plus grand que 90. M. HUGUES pour ses trois étables donne comme minimum 89,29 87,3189,30 (laits de mélange).

Comme on le voit, M. HUGUES arrive à une composition moyenne plus faible que celle que nous avons signalée en 1908.

Nous trouvons dans les tableaux de M. HUGUES une colonne pour les << totaux par litre de lait » obtenus en faisant la somme des cendres +beurre + caséine + lactose. Si l'on compare ce chiffre avec l'extrait sec, l'on voit que le premier est à peu près égal au second, quelquefois supérieur, quelquefois inférieur de un à deux grammes. Or, dans nos analyses, nous sommes arrivé au résultat suivant : en faisant la somme des constituants, nous avons toujours obtenu un chiffre plus petit que l'extrait ; une différence de 3 à 7 gr. existe. Ce non-dosé comprend l'acide citrique, les lécithinés et peut-être aussi des substances que nous ne connaissons pas encore.

En acceptant les chiffres de M. HUGUES, quelle place y a t-il pour le non-dosé, lorsque la somme des constituants égale ou est plus grande que l'extrait?

Nous disions plus haut que voulant établir les normes des laits de Montpellier, nous tenions avant tout à obtenir des échantillons authentiques; c'est pourquoi nous assistions nous-même à la traite.

Nous ne dirons pas ici toutes les difficultés que nous avons eues pour obtenir ces 68 échantillons absolument purs, toutes les précautions que nous devions prendre pour être sûr d'avoir un lait entier, bien mélangé, n'ayant subi aucune addition, mème accidentelle. M. HUGUES n'a pas assisté à la traite de ses échantillons. Il s'est contenté de choisir des « vacheries appartenant à des propriétaires ou dirigées par des gérants dont l'honorabilité professionnelle est à l'abri de tous soupçons ». Pour nous, cette façon d'obtenir des laits authentiques n'aurait pas pu nous donner satisfaction, voulant établir d'une façon absolument sûre la composition normale des laits de la région. Nous avons déterminé pour tous nos laits la déviation réfractométrique et le point cryoscopique. Nous avons pu apprécier la constance remarquable de ces deux déterminations et leur grande valeur pour reconnaître le mouillage. La moyenne pour les laits de mélange est la suivante :

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Nous indiquons que deux laits de mélange, les deux seuls sur lesquels nous avions quelque doute au point de vue de leur authenticité, ont donné comme ▲, -0,53.

Nous indiquons également qu'un lait que nous soupçonnions mouillé, malgré les dénégations du laitier, nous a donné les chiffres suivants (Lait mouillé):

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Quelques jours après, nous avons eu confirmation de notre manière de voir par l'analyse du lait des deux mêmes vaches, prélevé avec toutes les garanties d'authenticité possible (lait pur).

Or un tel lait (lait mouillé), sans la détermination des deux cons

lantes physiques, ne peut pas être déclaré mouillé.

Nous regrettons de ne pas voir figurer dans les analyses de M. HUGUES la détermination de ces deux données importantes. Il aurait pú, peut-être, tirer quelques conclusions autres.

M. HUGUES a analysé 13 échantillons provenant de vaches hollandaises (laits individuels); il signale la faiblesse en beurre de quelques laits (22 gr. 3224,16 — 23,70 — 23,70 24,24). 24,24). L'extrait dégraissé est toujours plus petit que 90.

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Nous n'avons examiné que trois laits individuels provenant de vaches hollandaises; ils contiennent chacun 45 gr. 35-58 gr. — 41 gr. de beurre et leur extrait dégraissé est de 87,9390,92-90,28. En résumé, nous avons effectué en 1908 l'analyse de 68 échantillons de laits absolument authentiques. Nous sommes arrivé à une composition moyenne plus élevée que celle que donne M. HUGUES. En particulier, nous devons signaler l'écart existant entre nos moyennes de beurre et entre nos chiffres minima d'extrait dégraissé (pour les laits de mélange). Or ces deux données sont d'une grande valeur pour la recherche des deux fraudes courantes pratiquées sur le lait.

LA DISTILLATION DES PRODUITS PÉTROLIFÈRES

On nous communique la lettre suivante qui précise un point important et constitue un erratum de l'article de M. le Dr Bordas paru sous ce titre dans notre numéro de novembre, décembre 1919 (p. 350).

Paris, le 12 mars 1920.

LE SOUS-SECRÉTAIRE D'ETAT DES MINES ET FORCES HYDRAULIQUES A
MONSIEUR LE DIRECTEUR IU SERVICE DE LA RÉPRESSION DES
FRAUDES.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur l'erratum paru au Journal officiel du 10 mars 1920 à l'Arrêté du 24 octobre 1919 relatif aux Essences. mises à la disposition du tourisme.

Cet erratum porte de 205° à 210° la limite des températures de distillation des 19/20 (appareil de Luynes-Bordas) pour l'essence poids lourds. ANTOINE BOrrel.

LES TOURTEAUX ACCIDENTELLEMENT RICINÉS Recherche du ricin par le microscope et par la réaction des agglutinines

Par MM. Charles BRIOUX, Directeur de la Station Agronomique de Rouen et Maurice GUERBET, Directeur du Laboratoire de Bactériologie.;

En dehors des cas d'empoisonnement, presque toujours mortels; causés par la consommation accidentelle de tourteaux de ricin destinés à la fumure des terres, et laissés imprudemment à la portée du bétail, il n'est guère d'année ou l'on ne signale plusieurs cas d'intoxication plus ou moins graves, dûs à des tourteaux alimentaires dans lesquels l'examen microscopique révèle la présence de petite doses, quelques centièmes à peine, de tourteau de ricin.

C'est ainsi qu'en 1919, l'un de nous a eu à examiner à la Station Agronomique de Rouen, et à trois reprises différentes, des tourteaux d'arachides décortiquées accusés d'avoir intoxiqué des chevaux et des vaches à la suite d'un seul repas. Il y eut deux cas mortels chez les chevaux, et arrêt de la lactation chez les vaches laitières. La quan tité de tourteau consommée n'avait pas dépassé 8 à 900 gr. par tête.

L'examen microscopique des trois lots suspects, qui paraissaient ètre des tourteaux d'arachides du Coromandel, montra très nettement la présence de fragments de coque de ricin, permettant d'évaluer la proportion du tourteau toxique à environ 1 cu 2%.

Il ne s'agit donc là que de mélanges accidentels dùs à des négligences. Ils peuvent se produire soit pendant le transport des graines d'arachides qui voisinent quelquefois sur les bateaux avec des graines de ricin, soit plus rarement dans les huileries, car les industriels connaissent fort bien les propriétés toxiques du ricin. Cependant la toxcité de la «< ricine » est tellement grande, qu il suffit qu'un broyeur ou une presse soient mal nettoyés pour que le premier lot de graines qui passera après le ricin, fournisse un tourteau dangereux pour le bétail.

Rappelons en passant que KOBERT évalue à 3 gr. seulement, la quantité de tourteau de ricin suffisante pour tuer un veau de 100 kgs., et que 1/2 dixième de milligramme de ricine pure, en injection souscutanée, suffit pour tuer un lapin.

Quoi qu'il en soit, le Laboratoire chargé de l'examen d'un tourteau soupçonné d'être riciné se trouvera, dans la grande majorité des cas, en présence d'un produit ne renfermant qu'une minime proportion de la graine toxique, parfois moins de un centième, et le tourteau suspect sera presque toujours un tourteau d'arachides, ce quitient surtout à l'origine souvent commune de l'arachide et du ricin, qui prospèrent dans les mêmes contrées, et sont fréquemment travaillés dans les mêmes huileries.

Deux moyens s'offrent à nous pour déceler la présence du ricin: d'abord l'examen microscopique auquel on s'adressera toujours en premier lieu, puis un procédé biologique que nous étudierons plus loin dans tous ses détails.

Examen microscopique.

Bien que pouvant être délicat dans le cas envisagé, l'examen microscopique donnera de bons résultats à un micrographe exercé, si le ricin introduit accidentellement provient de graines non décortiquées, et si le tourteau à examiner ne renferme pas lui-même une trop grande quantité de débris cellulosiques denses et fortement colorés, capables de masquer les fragments de coque de ricin. Ce sont ces derniers, en effet, que nous rechercherons de suite dans le tourteau suspect.

La graine de ricin se compose, comme chacun sait, d'une amande blanche et molle, formée d'un tissu parenchymateux gorgé d'huile, que rien ne distingue au point de vue anatomique de celui de beau

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