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CE QU'ON DIT

actuel de nos arsenaux,

servent qu'à entretenir et les plus énergiques sont vite perdus dans le maquis avec le cortège imposant des ingénieurs et des agents de son particularisme. L'homme d'Etat qui sauvera la des travaux, impuissants d'ailleurs à la faire travailler, Marine française devra donc préparer son esprit à saisir la foule des communistes qui s'intitulent « travailleurs les ensembles, sans s'arrêter aux détails qui font la force de l'arsenal » dans nos cinq ports militaires. Car s'ils des bureaux envahis par une routine de primaires. Mais consentent à construire des cargos et des machines agri- son programme bien concerté, le sauveur de la Marine

nom de l'Inter- devra s'emplir le cæur de la rudesse du belluaire qui, nationale d'avancer les travaux de mise en état des croi- le premier, osa s'attaquer aux monstres antédiluviens.. seurs ex-allemands. Simplement !

La situation de la Marine, si délabrée qu'elle soit acAh ! quel parlementaire indépendant signalera à la tuellement, ne l'est pas plus qu'au temps où le baron de tribune le scandale de ces bataillons de la révolution Portal, proposait au roi Louis XVIII les moyens héroisociale entretenus à ne rien faire pour des centaines de ques qui permirent, neuf ans plus tard, au baron d'Hausmillions aux frais des contribuables honnêtes qui, eux, sez de répondre vertement aux remontrances de l'Anpaient l'impôt ? Lequel-demandera la suppression im- gleterre au sujet de la conquête d'Alger. 1821-1921, médiate des arsenaux de Lorient, de Rochefort et de deux années de grave crise financière ! Mais voudra-t-on Guérigny, tant de fois supprimés en principe, et tou- se souvenir rue Royale qu'il y a cent ans, on n'a pas jours rétablis pour de bas intérêts électoraux, et finan- hésité à réduire de 50 o/o les cadres de la Marine, bien ciers aussi, dit-on ?

que cette mesure vînt frapper ceux mêmes qui furent La suppression de ces trois arsenaux procurerait une les plus fidèles serviteurs de la royauté en 1789? économie d'au moins cent millions sur le budget normal La hache portée à coup sûr dans les services paraside la Marine, sans parler des millions que leur cession taires, et l'on sait maintenant desquels il s'agit, il de à l'industrie privée ferait entrer dans les caisses du Tré-, viendra possible, avec le même budget, de reconstituer sor. Mais Lorient, chantier privé de constructions nava- nos force navales, de les entraîner, et même de les acles, pourrait alors concurrencer Saint-Nazaire ? C'est croître de plusieurs unités importantes. Le pays pourra dire l'intérêt de la question.

compter, alors, sur sa marine ainsi réduite temporaireCar, en l'absence de toute doctrine et de programmes, ment, mais capable de se développer normalement dès il suffit rue Royale, d'un simple décret, pour remettre que la situation financière générale le permettra. en cause les décisions les plus mûries. Les Directions de Aujourd'hui, qui soutiendrait raisonnablement que le Travaux sont bien des périls nationaux, du point de budget de la Marine est employé au mieux des intérêts vue financier. Mais sur un plan plus élevé, l'acéphalie de la nation ? de la Marine, depuis plus de quarante ans, n'est pas un

NAUTICUS. moindre péril national. Les organismes qui pourraient passer pour servir de tête, n'ont pas plus de beauté que de cervelle. Manque de doctrine, c'est continûment une improvisation contradictoire, qui coûte cher, très cher en définitive, et sans résultats appréciables. Manque d'une autorité forte et permanente, c'est le foisonnement des intérêts particuliers des corps et des individus au

EPUIS les élections législatives, presque toutes détriment de l'intérêt général. Qu'on ne s'étonne plus de

les discussions sur la politique générale des goulire, à travers les lignes, sous la plume devenue orageuse

vernements qui se sont succédé au pouvoir ont des officiers généraux en retraite les plus vives critiques

eu pour objet la politique extérieure. La Chamcontre le gaspillage et la stérilité de la Marine ! La Marien en dérive, écrit l'un, la Marine à l'encan, répond Français, s'est surtout préoccupée de la façon dont les

bre, qui est composée en très grande majorité de bons l'autre.

différents traités de paix étaient exécutés et modifiés. Et pourtant, devant la guillotine dressée par les lois La discussion qui vient de se terminer a ramené latdes cadres, chaque corps — quos vult perdere... tention sur la politique intérieure, qu'on aurait tort de songe qu'à dilater encore ses effectifs déjà pléthoriques. négliger complètement, sous prétexte d'union devant les Le plus frénétique, l'Artillerie navale, veut oublier abso- grands problèmes extérieurs. lument que la grenouille de la fable creva de sa mégalo- Le pays a manifesté de la façon la plus nette, lors manie.

des dernières élections législatives, sa volonté de rompre Dans nos arsenaux où nos derniers bâtiments se rouil- absolument avec la politique sectaire et radicale qui lent sous les algues, c'est un foisonnement d'officiers avait mené la France pendant vingt ans. sans emploi défini. Nos officiers mariniers égaillés dans Il est certain que les élections du 16 novembre sont tous les cantons du littoral attendent qu'on les rappelle celles qui se sont faites avec le plus de sincérité, celles de la position dite de disponibilité. Les équipages accu- l'action du gouvernement s'est fait le moins sentir. sent des excédents, dans certaines spécialités : on manque Au lendemain de la guerre, tout le monde est allé aut de bâtiments armés, où employer canonniers et gabiers. urnes avec plus de souci des intérêts généraux qu'on En revanche, mécaniciens, chauffeurs, électriciens de- n'en avait jamais témoigné jusqu'alors. La Chambre viendront encore plus rares, lorsque la crise industrielle issue de cette consultation représentait la volonté du aura pris fin.

pays de la façon la plus exacte, la plus sincère et la Le plus clair d'un budget de 900 millions passant à plus directe. payer un personnel inutilisé, ce qui constituerait propre- Seulement, il s'est trouvé que beaucoup de députés ment la Marine à la mer, est dévoré par la horde des ainsi nommés n'avaient pas l'expérience

je. ne dis parasites de la Marine à terre. Force est donc de cal- pas des affaires, bien au contraire : car parmi eux se culer au gramme, le combustible que réclame l'entraîne- trouvent en moyenne plus d'hommes au fait des quesment des rares bâtiments armés, qu'on fait passer du was

tions économiques et soucieux du commerce et de l'inLevant au Ponant comme dans une figuration du Châ-dustrie, que dans les Chambres précédentes mais des telet.

manæuvres parlementaires. Et les quelques députés anQuel tableau poussé au noir dans son dessin trop ciens, représentant les partis presque éliminés qui ont schématique, dira-t-on ! Pourtant ce qui a toujours em- reparu dans la Chambre nouvelle, ont pris, par leur seule pêché la Marine de s'assainir, c'est qu'à dessein les ar- expérience de la politique de couloirs, une certaine autobres y dissimulent la forêt. Les esprit les plus lucides Tité. D'autre part, tout le personnel administratif est

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resté profondément radical. Si bien que nous assistons il s'agit du titre de roi de Jérusalem auquel les uns et à cet étrange spectacle d'une immense majorité libérale les autres affirment avoir un droit exclusif. Quel joli brimée dans le pays et à la Chambre même par un groupe prétexte de guerre en dentelles que cette double prérelativement petit, représentant une politique périmée. Des tention sur laquelle, naguère, les chancelleries de Vienne gens trop adroits ont su imposer à cette majorité succes- et de Madrid ne badinaient point. cessivement plusieurs ministres radicaux - et les Charles IV après s'être vu arracher les couronnes ont-ils placés? A l'Intérieur, au point stratégique le plus d'Autriche et de Hongrie trouvera-t-il trop dur de re

t dangereux, d'où l'on peut le mieux préparer la revanche noncer, pour complaire à Alphonse XIII, à celle de future. Comment s'étonner, dans ces conditions, qu'un Jérusalem? peu partout les députés de la majorité gouvernementale se voient plus ou moins sourdement combattus par les

Nuances. fonctionnaires du gouvernement?

Ce ne sont pas les seuls prétendants aux trônes de Il faut savoir gré à M. Tardieu d'avoir appelé l'at- l'Europe centrale qui posent à notre diplomatie de diffitention de la Chambre sur cette grave situation. Son

ciles problèmes. Notre ambassade à Londres doit, parintervention a, une fois de plus, amené M. Herriot à in- fois, le dimanche, résoudre la question délicate soudiquer quelle était la politique du parti radical, de ce levée par la présence, à la messe française de Hampton parti qui ne peut se consoler de sa défaite, à qui tous Road, du duc d'Orléans. En ce qui concerne l'ambassales moyens sont bons pour tenter de l'atténuer, bref deur et ses secrétaires, la solution est simple : une attiparti allié aux communistes.

tude distante s'impose. Mais à l'égard de la jeune L'appui de M. Herriot a bien failli renverser le minis

femme de l'ambassade chargée de la quête, les choses tère. La Chambre n'a pas goúté l'attaque violente contre se compliquent. Que doit-elle dire lorsque le prétendant M. Clemenceau et la défense de ceux qui furent con

lui remet son obole ? On en a discuté longuement à damnés par la Haute-Cour.

Albert Gate House. Finalement, il fut décidé que la M. Briand a été amené à rappeler qu'il avait, avant

quêteuse reconnaîtrait la princière offrande par un : la guerre, été l'un des premiers à essayer une poli

Merci Monseigneur, mais prononcé bas, mais réservé, tique d'union nationale et à combattre l'intransigeance

avec cependant je ne sais quoi d'indépendant et de quasi sectaire. Il n'a pas accepté d'exclure de sa majorité ceux

démocratique dans l'inflexion. que le parti radical excommunie avec tant de violence.

La diplomatie est un art de nuances... Il eût été très fâcheux qu'à la veille de la conférence de Washington le gouvernement n'obtint pas la majo- Avant Washington. rité qui lui donne toute l'autorité dont il a besoin ; mats les dernières séances ont quelque peu réveillé ceux des

On travaille au Quai d'Orsay... On y travaille fiévreudéputés qui sommeillaient dans une douce quiétude et

sement à classer, ficeler et empaqueter les dossiers qui montré à M. Briand qu'il ne pourrait pas gouverner s'il

accompagneront à Washington ia délégation française. avait pour les sectaires de gauche trop de complaisances.

Dans les bureaux flotte la poussière de cartons remués

les couloirs retentissent du bruit des marteaux... Mais il Cette indication est importante.

est, en l'hôtel du ministre, un local où l'on n'entre qu'en SERGE ANDRÉ.

montrant patte blanche. Des personnages graves y pé

nètrent portant de mystérieux paquets, de temps à auChez ceux qui règnent. tre une caisse en sort, cerclée de fer, plombée, scellée de Conspirations.

multiples sceaux.

Quels sont donc les papiers d'Etat, les documents La deuxième équipée du roi Charles, tentant de re- sept fois considentiels dont l'emballage exige un si jaconquérir la couronne de Saint-Etienne, n'a pas surpris loux secret ? tout le monde. A Paris même, il est, assure-t-on, des Tout simplement les flacons de vin vieux, les bouteilles

le salons fort aristocratiques où se chuchotaient bien des de vénérable eau-de-vie que notre délégation, de par choses. Jouer au conspirateur, n'est-ce point un plaisir privilège d'extraterritorialité, a été autorisée à emporter, du dernier galant? Et puis, quelques toisons d'or au- pour un usage personnel, dans la sèche Amérique. raient été promises...

On frémit en songeant que cette dérogation à une loi. Mais, contrairement à ce que d'aucuns à l'étranger sévère aurait pu ne point être accordée. prétendent, les cercles ofhciels français ont constam- Un Congrès sans Bordeaux subtil, des protocoles sans ment et obstinément refusé d'esquisser aucun geste Bourgogne véhément, de la diplomatie sans spirituel d'encouragement, voire même de sympathie, à l'égard Champagne... Mânes de Talleyrand, qu'en eussiez-vous de l'ex-souverain.

pensé ? Les sollicitations ne leur en ont cependant pas manqué._Il y a peu de temps encore, une grande dame du Faubourg invitait à dîner un très haut fonction

On sait que la composition de la délégation française naire du Quai-d'Orsay. Une rencontre avec certain per

à la Conférence de Washington n'a point été arrêtée

sans difficultés. Un fort important le plus important sonnage étranger, en très étroites relations avec le roi Charles, était préparée. Pour s'assurer l'acceptation de

personnage du Quai d'Orsay, qui devait d'abord son invité, la grande dame, tout en fixant la semaine,

compter parmi nos plénipotentiaires, a dû finalement se lui laissait, du lundi au samedi, le choix du jour.

contenter d'un titre inférieur... Mais c'est le personnel Le très haut fonctionnaire, prévenu de l'entrevue com

auxiliaire qui a donné le plus de soucis aux organisapromettante qu'on lui ménageait, répondit par la plus

teurs. Un voyage de l'autre côté de la grande mare est

chose tentante. Aussi les candidatures aux postes de aimable des lettres, se confondant en remerciements, mais regrettant de n'être, cette semaine-là, libre que le

secrétaires, d'interprètes et de dactylographes de la dédimanche !

légation ont-elles été multiples. Hélas ! le gouvernement américain, contrairement aux précédents, ne défraiera point ses hôtes, la vie est chère à Washington, le cours

du dollar élevé et le budget français en déficit. M.Briand Il n'y a pas que les pays de la grande et de la petite s'est montré impitoyable. On n'emmènera outre-AtlanEntente qui nourrissent des griefs à l'égard (lu roi

tique que le personnel strictement indispensable. Charles. Sait-on qu'il existe, entre les Habsborg et Bien des espoirs ont été déçus. Quelques jolis yeux les souverains d'Espagne un sujet ancien de que elle :

ont pleuré...

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Vous avez fait du

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Le devoir fiscal.

sur une chaise, avec une petite table auprès d'elle, au Le budget ne se boucle pas. Les nouveaux impôts

milieu d'un cercle de curieux. Le a professeur » (?) X. rentrent mal. C'est que l'exemple des dissimulations

la présentait au public ; il dirigeait les expériences, et

; vient parfois de haut.

Lina, bien entendu, prédisait l'avenir, moyennant qua

rante sous. Sait-on, à ce propos, ce qui se munnure au Pavillon de Marsan? La déclaration d'impôt sur le revenu

Vint à passer un de nos amis. Il était accompagné de d'un de nos hommes d'Etat, dont les vastes conceptions

Mlle Suzanne, modiste, qui désira consulter. et les grandes richesses sont également fameuses, por

Voici, dit-elle à notre ami : 'Pu sais que, pour le terait l'unique mention suivante : Waitement ministé

chapeau de Mme P., je n'arrive pas à décider si je dois riel : 80.000 francs. Un point, c'est tout.

mettre, pour lui plaire, un ruban bleu ou un ruban blanc, Ce n'est pas assez.

Je vais consulter les esprits, et je suivrai leur conseil.

On s'approcha. On versa les deux francs. Le « profes

sew » prit la main de Mlle Suzanne, et, regardant en A propos des chèques Zalewski.

face le médium : L'affaire des chèques Zalewski ne préoccupe pas que

Voici madame qui vous consulte, veuillez vous les communistes et les socialistes. Un jeune homme qui mettre en communication avec elle. brilla l'an dernier à la Conférence Molé-Tocqueville et Court instant de silence angoissant. Puis le médium qui actuellement flatte les amis de M. Clemenceau, avait répond : eru y trouver un moyen de faire sa cour au Tigre, au- Je suis avec madame. Et prenant un crayon, du près duquel il a parfois accès.

papier, elle écrit, elle écrit... Monsieur le Président, il y a un groupe commu

La gentille Suzanne attendait, avec un battement de niste à la Molé, ct j'y ai des camarades. Je crois que ceur. Enfin Lina tendit une bande de papier sur laquelle je pourrais avoir assez facilement quelques précisions se pouvaient lire ces inots surprenants : intéressantes et dont peut-être bientôt la Nation fran- « Vous avez une personne à qui çaise pourrait tirer parti...

bien qui cherche à vous nuire et calomnie. Vous Le Tigre -- parait-il toisa son jeune coryphée. serez lc protecteur d'une personne dans un projet de

Oh ! pourquoi faire ? Ils m'ont passé jadis la rhu- mariage. Vous éprouverez une contrariété dans une letbarbe... à mon tour de leur rendre le séné.

tre que vous recevrez.' Vous aurez une surprise de la Le jeune homme ne comprit pas, et confia son étonne- reconciliation d'une personne dont vous avez eu toutes ment, un peu plus tard, au secrétaire d'un député cle- les confidences. Vous recevrez sous peu un cadeau, et snenciste qui devait collaborer à la Nation française. vous aurez une grande joie dans une réunion intime. Ce

Oui, hit celui-ci, vous êtes un peu jeune et vous ne que vous penses arrivera suivant votre volonté. » lisez pas les vicus journaux. Cher ami, il ne faut jamais Notre ami, s'approchant alors du professeur, lui fit parler de corde dans la maison d'un pendu.

gentiment quelques reproches en lui expliquant la méMais les souvenirs de la Justice sont loin..., et le jeune prisc. homme n'a pas co:npris davantage.

Que voulez-vous, répondit celui-ci d'un air piteux Mimmi

Lina ne comprend rien : je lui ai déjà expliqué dix fois Le coup de pied irrévércicieux.

qu'elle est beaucoup trop précise. Elle finira par nous

attirer des ennuis. Au cours du simulacre de meeting révolutionnaire que les communistes de Paris ont offert à la joie des prome- La romance à l'étoile. neurs, dimanche dernier, un bolcheviste, dépité du peu d'ardeur de ses chefs, s'est laissé aller jusqu'à marquer

Notre grande comédienne Mmes X, Y, Z, pourront

se reconnaître à cette épithète - descendait du plateau sa déception par un solide coup de botte dans le bas

l'autre soir, quand un Américain lui offrit une gerbe de su dos de M. Cachin.

fleurs, en murmurant avec componction : Un témoin fit aussitót cette épigramme qu'il adressa

You are a star! à Sa Majesté lésée :

Les fleurs étaient superbes, le compliment sans doute T 11 sauras, Cachin mécontent,

flatteur. Encore fallait-il s'en assurer, car notre grande Qu'erilyc arlres prudences guerrières,

comédienne ignorait la langue cle Marc Twain et de Tout militzire 011 1111litant

Jack London. Fort à propos, un de nos jeunes confrères Duit se gorilcr sílï ses clerrières.

passait par là :

- Ah! mon petit, vous arrivez bien! Que signifie star

Entre marini?altes. en anglais ? Les 13orts vivent-ils ?

Star, Madame? Mais tout le monde sait que c'est L'autre jour, l'illusionniste célèbre qui attaque publi

un rasoir!

La grande comédienne n'en voulut pas entendre quement le spiritisme, faisait une conférence à la Salle die Géographie lorsque, vers la fin de la séance, tout à

davantage ce soir-là. coup, un spirite ardent et å l'âme d'apôtre, qui avait

Los deur Corneille. jusque-là, écouté sans rien diré, se leva d'un air inspiré, et, violemment, se mit à reprocher. à l'orateur son parti

Un journaliste, qui se présentait chez Signoret, fut pris.

reçu par la mère du sympathique acteur. « M. Signo L'orateur répondit avec à-propos ;-le public fit taire

ret est-il là ? » demanda-t-il. « Lequel », lui rél'interrupteur.

pondit l'aimable dame qui, dans son amour maternel, Mais ce qu'il y eui de drôle, c'est que, dans un silence,

mettait ses deux fils au même niveau. an entendit une forte voix qui criait, du fond de la

Car il y a deux Signoret : Signoret, tout court, Signo salle :

ret le grand, et puis l'autre Signoret qui est toujours - C'est un compère !

précédé d'un prénom... Quelle humiliation !... Vous, cher apôtre, pris pour

Cela ne rappelle-t-il pas l'anecdote dcat Alexandre un compère de Dickson !

Dumas fut le principal personnage

? Le père des Trois Mousquetaires faisait répéter une

de ses pièces quand un monsieur vint le trouver. Dumas Récemmant, à la Fête du Trône, une médium extra- n'aimait pas les rascurs, aussi le regarda-t-il d'un air lucide appclons-la Lina – était assise sans façon terrible.

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Monsieur, commença l'autre avec assurance, nous donyme par charité. Mais les directeurs de revues qu'elle avons le même nom et la même profession. Permettez- importune savent qu'elle s'est fait photographicr dans le moi de me présenter à vous : je suis Paul Dumas, auteur plus simple costume, celui de Vénus sortant de l'onde dramatique. Il peut y avoir deux Dumas puisqu'il y en tête d'un fascicule d'inspiration dadaiste . avait bien deux Corneille.

Les quarante ans qu'on lui prête dans les salles de C'est certain, répondit le maître, eh bien ! au rédaction lui ont donné le temps de pondre divers chefsTevoir... Thomas !

d'œuvre. On dit que le prochain s'appellera le Potager de

112012 C@UT... La troisième trouvaille.

Elle a débuté dans les lettres grâce au patronage d'un Il arrive parfois aux meilleures gazettes de sombres

grand poète. Elle s'y maintient grâce à celui d'un tout aventures. L'une d'elles, qui est hebdomadaire, annon

petit. Mais elle a pris l'auteur de la Gloire au sérieux au çait dans son dernier numéro :

moins autant que lui-même. On l'a vue agressive, dans les « La Comédie-Française va représenter cette année,

coulisses, sur le plateau du Théâtre Sarah-Bernhardt, les Deux Trouvailles, de Gallus. »

fidèle aux répétitions, et toujours mouche du coche. Tout y était, les caractères différents, et la virgule rice bon bourgeois ; il a rompu avec la dame...

Mais quinze jours de succès ont rendu l'ingrat Mauséparant du nom de la pièce le nom de l'auteur. Fut-ce la volonté de Victor Hugo de se faire appeler

Nous n'irons plus au bois, Gallus pour la circonstance ? Est-ce une fantaisie de

Les lauriers ont poussé.... M. Gustave Simon, terrible exécuteur testamentaire ? Ou

区 bien, après l'affaire Shakespeare-Derby et Molière-Corneille, allons-nous avoir une affaire Hugo-X... ? Mys- Servi par ce beau titre de la Gloire, le jeune poète s'est tères de l'imprimerie !

laissé couronner par toute la presse avec délices. Un jour

nal du matin a même fait écho sur l'auteur et sa gloire L'esprit... parisien.

personnelle. Ne fut-il pas reconnu par la foule, un soir Blonde et vive, le vrai type de l'arpète parisienne, que deux agents le traînaient au poste ! Et l'auteur de cette artiste remporte un nouveau succès dans la revue

conclure : « La gloire, c'est d'être reconnu sur le quai du Théâtre Michel. L'autre jour, une de ses amies la

du Métropolitain. complimentait sur ses dons d'invention et de fantaisie Est-il permis d'indiquer à M. Maurice Rostand un et lui disait :

autre genre de gloire : c'est celle qu'on acquiert sur les Ma petite, douée comme vous êtes, vous devriez

champs de bataille... Il est vrai que celle-ci, on n'y pense travailler votre chant et vous arriveriez à des résultats plus. merveilleux.

Ce n'est pas la peine, répartit la blonde enfant, j'ai des notes qui... ne sont pas dans la musique.

Il y a dans la Gloire un vers splendide. Tout le monde l'a remarqué, entre beaucoup de beaux vers

Chacun de mes tableaux est un pas vers soii cælir. La petite vedette et le grand chapeau.

Mais on n'a pas encore songé à le rapprocher d'une autre Cette jeune demoiselle a de grandes ambitions théâ- pensée qui avait une noblesse toute semblable : trales.

Ce sabre est le plus beau jour de ma vie Si la gloire encore ne l'a point effleurée, elle ne déses

Un méchant, que la muse de M. Maurice Rostand père pas de damer le pion, bientôt, à Marthe Chenal.

avait enflammé, fredonnait en quittant le théâtre Sarah Pour l'heure, elle se contente de s'exhiber, en tenue

Bernhardt : légère, sur certains tréteaux de la place de la République, et de solliciter de sa voix tonitruante les accla

Mes tableaux sont des pas et son sabre est un jour, mations de la foule. Mais ce succès-là ne lui suffit pas.

Les pas sont des tableaux et le jour est ton sabre. La voilà qui se présente un soir dans un grand maga

Portons à grands tableaux cette cuvre à Monsieur Fabre. sin de mode du boulevard Magenta. Elle essaie de nom

S'il ne la fait jouer avant la fin du sabre, breux chapeaux, les plus somptueux, les plus chers,

somptueux, les plus chers, Qu'on lui passe aussitôt le col au fil du jour. arrête enfin son choix sur un casque sorélien qu'elle

Les pas vont vers son coeur, les bluffs vont vers le four, arbore avec faste sous l'eil ébloui des clientes et des Sabres, caur, bluffs, fours, pas, jours, tableaux, c'est vendeuses.

[tout comme, Il vous va à merveille, lui dit-on.

Dada gaga magma baba papa Prud'homme.
N'est-ce pas ? triomphe l'actricette Te le prends.

nun
Et elle murmure quelques mots à l'oreille de sa ven- Epigrammes.
deuse. La vendeuse appelle le patron. Le patron se

Quand, la saison dernière, M. Maurice Magre fit reprétonfond en excuses.

senter son Arlequin à l'Apollo, avec le succès que l'on Mais, monsieur, je suis actrice. Voyons, monsieur,

sait, un spectateur grincheux composa le quatrain suije suis une vedette. Il n'est pas une grande maison dans

vant : Paris qui ne coiffe les vedettes pour l'honneur de les avoir... dans sa clientèle...

Qu'admirer ? Les décors ? La musique ? Ou le texte ? Le patron fut intraitable.

On hésite. On a peur de paraitre taquin. La petite vedette paya son chapeau, et s'en fut, en se Et faut-il gratuler l'Apollo sous prétexte plaignant à tous les vents que les chapeliers fussent des Qriau lieu d’nın plat il nous offrit un arlequin ? ennemis de l'Art. Sur la gloire.

C'est sans doute le même spectateur grincheux qui se Le petit Maurice est devenu grand ; on l'assure, il faut plaignit de la représentation de Sin au Théâtre Fémina,

en chantant : le croire; en tous cas, il est devenu très courageux, assez

Hélas ! tes mauvais vers 0111 en vain enchainé courageux, dit-on, pour briser avec une amitié qu'il ju

La inort sur son rocher ! geait un peu compromettante. C'était pourtant une amie très empressée.

Car, malgré la musique et les couleurs, ton Sin

D'ennui nous assassine ! Personne ne connaît son nom ; et l'on taira son pseu

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Chez ceux qui dansent. poche. Un cachet de cire apposé moitié sur le goulot, Recommandation.

moitié sur le bouchon, empêche en temps ordinaire,

d'ouvrir intempestivement le bidon. >> Auteur à la mode, dans les théâtres d'avant-garde, il a.eu plusieurs pièces jouées avec succès l'hiver dernier,

Intempestivement est joli. Et que faut-il entendre par dont l'une, au titre africain, sur une scène des Champs- temps ordinaire ?

Pour la manière de s'en seryir, c'est mieux. Chaque Elysées, candidat au ruban rouge et nanti d'une promesse ferme, il fut tout surpris de ne pas voir son nom

mot a été pesé à la balance de précision. Le bâtiment

vient d'être torpillé : parmi les élus lors de la dernière promotion. Il se rendit sur-le-champ à l'Instruction publique pour se ren

(...Pour se ranimer, l'homme pourra recourir au conseigner, et il lui fut répondu, le plus naturellement du tenu du petit bidon de la pochette du côté gauche de la monde :

brassière; avec sa main gauche, déboutonnant le rabat, En effet, vous êtes bien sur la liste en question, il saisira la cordelette qui relie le petit bidon à la mais au dernier moment il y avait deux candidats à sangle et sortira ainsi le bidon de la pochette. Tenant faire passer, l'un recommandé par un ancien président alors le bidon de la main gauche, il brisera le rachet de de la République et l'autre par un ministre. Ordre a été cire avec la main droite et, sortant le bouchon qui donné d'enlever deux noms parmi deux... qui n'avaient demeure attaché au bidon, il boira quelques gorgées que leurs titres personnels.

pour se ranimer, remettra le bouchon et replacera le Inutile d'ajouter que pour la prochaine promotion, bidon dans sa pochette. ;) l'auteur aura toutes les recommandations désirables....

Il y en a ainsi pendant des pages et des pages...

Certes, M. Guisthau ne restera pas célèbre par la Petites annonces.

concision de ses ordres. Il n'y a pas un journal humoristique qui vaille le Journal des Mariages. Quelle poésie dans ces innombra- L'esprit de Claude Farrère. bles portraits où chacun et chacune ont tâché de ras

Ce jeune auteur voulut acclimater dans la prude ville sembler en un style de télégramme les qualités offertes de Lyon les dernières formules de l'art nouveau, si cher et les qualités demandées.

à MM. André Breton, Tristan Tzara et quelques autres. Voici une « jeune fille, trente ans, paraissant vingt, Il imagina donc ane gazette pour diffuser la bonne apparentée noblesse » qui épouserait « jeune homme parole dadaïste sous ce nom sans apprêt et bien sage : châtain, catholique, officier ou commerçant ».

le Promenoir. Et il en fit un service important, sans ouVoici un << célibataire doux, 'affectueux, fonction

blier nos gloires officielles. naire », qui cherche « son moi-même féminin, jolie, M. Claude Farrère, parmi tant d'autres, reçut un jeune fille, sans tache, sans enfant, affectueuse, gaie, ai- exemplaire de la gazette. Mais à l'encontre de beaucoup, mant poésie, pour couler vie heureuse ».

il crut poli de remercier le jeune directeur de son attenEnfin, sous le n° 7.025 du mois d'octobre, un « méde- tion, et lui adressa cette enveloppe : cin, professeur, poète..., avenir scientifique et littéraire, citations ; au moral gai, très sentimental, caur éperdu,

Ñ. Paul D..., directeur du Perchoir vie intense ; au physique : âge, 37 ans, paraissant 27...,

La jeunesse lyonnaise se divertit fort de cette confublond, bien, distingué, santé, sobriété, végétarien, non sion. Quoi ! M. Claude Farrère avait-il si peu de lettres fumeur ; voudrait, après long recueillement, réaliser qu'il se mît à confondre le cabaret de M. Jean Bastia androgyne intégral par mariage et immortalité offerts avec la petite revue dadaïste de Lyon ?... à muse, sour, amie et amante... avenante, affinée, culti- A moins que l'auteur de l'Homme qui assassina de vée, passionnée, etc..., etc... »

songeât tout bonnement à traiter de perroquets bavards les turbulents dadaïstes lyonnais...

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Mais il y a des journaux qui rivalisent avec le Journal

Economie. des Mariages : on a pu lire à la quatrième page d'un Directeur littéraire d'un grand journal du matin, il grand quotidien :

relisait l'autre jour la chronique d'un de ses collabora« Vve, s. enf., 35 a., fort. 400.000, ép. M. intellig. ou teurs où il était question d'une artiste qui recevait d'un anc. Polytech. »

sien ami la somme de 5.000 francs par mois. Mais Le syndicat des X ne va-t-il pas se porter partie jugeant cette somme trop élevée, il barra délibérémeni civile ?

le dernier zéro sur l'épreuve sans en référer au signa.

taire de la chronique. Quelle ne fut pas l'indignation Au pays des Muses ,

de ce dernier, quand il ouvrit le journal, de voir ce chanLaconisme militaire,

gement qui dénaturait complètement ce qu'il avait écrit

500 francs ! Par ces temps de vie chère ! Quelle femme Dans le magnifique éloge que M. Robert de Flers a s'en contenterait ? fait mardi de la langue française, il n'a pas manqué de chanter les ordres du jour de la guerre, pour la net

Un peu partout. teté de ton, la sobre vigueur, la propriété des termes. Changement de propriétaire. « Les généraux qui combattent, a-t-il dit, écrivent beaucoup mieux que les généraux qui écrivent. »

Si beaucoup de Hongrois s'attendent, malgré tout, à Hélas ! toutes les belles qualités de notre langue ne

la restauration monarchique, à Vienne, on ne prépare sont pas toujours respectées dans les instructions mili

pas précisément le retour de l'empereur. taires. Lisez plutôt la dernière instruction du ministre

Les palais que possédait François-Joseph sont mainde la marine pour la mise en service et l'usage de la bras

tenant biens nationaux, mais la nation trouve que leur sière de sauvetage B. 16:

entretien coûte trop cher et qu'elle n'y peut subvenir.

Aussi a-t-on trouvé d'ingénieuses solutions. ...Sur le côté gauche de la sangle (sous le bras Au palais de la Hofburg, les appartements privés de gauche) se trouve une pochette formée par un rabat bou- l'empereur resteront tels qu'ils étaient de son temps, et tonné et contenant un petit bidon rempli d'un cordial le public pourra les visiter en payant. Par contre les (rhum ou cognac) muni d'un bouchon. Une cordelette

salles d'apparat seront louées aux entreprises théâtrales relie le bouchon au bidon, et l'attache au rabat de la ou musicales qui en feront la demande, on y pourra

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