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mais au nom du Sultan et pour rétablir son autorité dans l'Arménie convoitée par les Russes. En attendant, sur des sujets rebelles...

les commissions américaines multiplient leurs secours Ce programme entre bientôt en exécution. Le 17 sep- à l'humanité souffrante, et l'on comprend mieux le mot tembre, le général Berenguer, précédé de l'étendard de Balzac : « L'hypocrisie fait les mours des nations ». vert de Sa Majesté chérifienne, fait son entrée dans A bord des bâtiments anglais, on suppute les diviNador reconquise. La prise d'autres centres ne tarde dendes des capitaux avancés aux Grecs que les envois pas à suivre. Le 5 octobre enfin, l'importante position des usines Maxim et Vickers ne cessent d'approvisiond'Akaten tombe à son tour dont la possession permet, ner. Quant à l'Italien – le troisième, comme dans la du 8 au 12, aux Espagnols de dessiner, autour du mas- Belle Hélène - il ne dit rien ; même il entre, de bonne sif du Gourougou et en direction de la rivière Kest, foi, dans l'indignation du haut état-major grec qui un mouvement tournant qui, achevé, dégagera comple- s'étonne que les canons récemment capturés sur les Turcs tement Melilla.

proviennent du matériel de guerre italien. La surprise La situation du Maroc espagnol, un moment tragi-est d'autant plus grande que le modèle ne saurait reque, a donc cessé d'être même critique. Mais elle est monter aux campagnes d'Abyssinie ou de Tripolitaine. bien loin d'être entièrement rétablie ; et il faudra, cer- Enfin la flotte grecque avec l'Avéroff portant la marque tes, longtemps à l'Espagne pour faire oublier aux Rif- de l'amiral. fains les journées sanglantes de juillet et d'août 1921. Les fruits, avec quoi se rafraîchir sous la lourde cha

leur de juillet, sont hors de prix. Les marchands gla'X

pissant, expliquent que, depuis l'occupation du vilayet Ces journées, une certaine presse de la Péninsule, de Smyrne par l'armée grecque, les champs et les verincurablement francophobe, n'a pas manqué d'en attri- gers ne sont plus cultivés. Plus loin, un inarchand de buer la responsabilité à notre pays. Des lebels ayant tapis gémit sur l'avidité de « ces Grecs d'Athènes » qui été trouvés aux mains des insurgés, cette presse a pre- déjà ruinent « les Grecs de Smyrne ». tendu qu'ils leur avaient été fournis par les Français

. Justice a été faite de cette calomnie et il a été prouvé

Surpris par de tels propos, je me résous à affronter

de nouveau le parler grec dans les grands magasins que ces fusils, pris pendant la grande guerre par les qui avoisinent le quai. Tous ces commerçants sont bien Allemands, avaient été revendus par eux aux monta- des Grecs, mais des « Grecs de Smyrne », comme ils gnards berbères. Le gouvernement de Madrid s'est d'ail- disent avec une insistance marquée pour qu'on les disleurs plu à reconnaître l'efficacité de l'aide apportée à tingue des « Grecs d'Athènes ». Mais alors le panhella cause espagnole par les autorités du Maroc français. lénisme, la Grèce irredente, les frères hellènes gémissent Pour tragiques qu'ils aient été, les événements du

sous le joug turc ? Je devais être bien édifié... Rif, en arrachant le peuple espagnol au champ clos des Partout, l'on s'entretient des récents massacres d'Aïquerelles politiques, régionales et sociales, en attirant din. Nous en avons connu l'horreur tragique par les adson attention sur certains vices de son organisation mili- mirables seurs de Saint Vincent-de-Paul qui, tour à tour, taire, ont, peut-être, constitué pour lui un stimulant ont arraché au carnage les enfants grecs et les enfants nécessaire et efficace. Surprise d'abord, l'Espagne s'est turcs selon le sort de la ville qui passe de mains en reprise, et admirablement reprise. Nous ne pouvons

mains. Ds très loin, les Grecs ont droit à la palme pour que former des væųx pour le succès complet de la tâche leur férocité à l'égard des femmes turques. de pacification entreprise dans ce Maroc, où leurs inté- Le vendeur, qui empaquete mes achats confie rêts sont solidaires des nôtres, par nos voisins et amis qu'étant « Grec de Smyrne », il ne peut que déplorer les de sang latin.

événements actuels. « Né

pour

le commerce », il ne soucie JACQUES CARLES.

pas de ces « Grecs d'Athènes » qui déjà exigent des impôts, et le plus terrible de tous, l'impôt du sang. Sur

ce point, les Turcs du moins le laissaient bien tranquille NOTES ET FIGURES

On peut le croire, et à voix basse il ajoute que les « Grecs d'Athènes », le premier jour de l'occupation,

ont à l'indignation de tous outragé le vali de Smyrne Le panhellénisme vu de Smyrne, qu'ils obligèrent à piétiner son fez au cri de Zito Ve

nizelos. Ce vali, un homme si équitable et bienveillant Qui a pu admirer Constantinople inscrivant l'azur dans le sourire sage de sa barbe blanche ! Ma surprise profond du Bosphore dans la coupe pure des collines s'accroît, et me pousse à compléter mon enquête, Après où s'élèvent ses palais et ses mosquées, s'émeut à peine tout, la peur du métier militaire exaspere-t-elle ce jeune devant Smyrne dévalant de sa lourde montagne jusqu'à Grec de Smyrne « né pour le commerce » ? ia mer. Les quais et les rues retentissent ici de l'accent

Ici, des vendeuses renseignent des clientes sur l'arriaffadi du grec moderne. Ne doutons plus que les Grecs vée des commandes faites au Printemps et aux Galeries ne soient nombreux à Smyrne, très nombreux, mais Lafayette. Le vendeur qui s'occupe de moi ne cache Smyrne n'est-elle qu'une cité grecque en avant-garde

pas les sentiments, de terreur où le laisse la crainte de aux flancs marins de l'Asie ? Il faudrait, pour répondre

massacres possibles à Smyrne même en représaille du que oui, oublier la ville haute, où les muezzins, au cou- carnage d'Aidin. Que les Turcs soient vainqueurs, et c'eni cher du soleiel, nasillaient, dans les minarets, les invo

est fait. Les regrets de la félicité passée se pressent. Le cations à Allah :

comble, pour lui aussi, c'est que les « Grecs d'Athènes » Allakou abkar

songent à enrôler les « Grecs de Smyrne ». Et j'entends Achhadou anla ilaha illa’llah

encore à mon oreille l'aveu si net de leurs vrais sentiLes syllabes gutturales s'égrenaient au-dessus des ments : << Voyez-vous, Monsieur, ces Grecs d'Athènes ruelles ombragées par les treilles où grouillent des en

sont bien les vaches maigres de l'Ecriture ; et comment fants déjà coiffés du fez. La vue qui plonge sur la rade

ferons-nous désormais pour vivre ? Car il sera toujours est incomparable.

plus facile pour nous de commercer avec des Turcs

. Il y a là des bâtiments de guerre, de toutes les puis- qu'avec d'autres Grecs. » sances. Des torpilleurs américains venus pour signifier

Mais à cette heure, Constantin avec tous les « Grecs que si la montagneuse Anatolie renferme du pétrole, les

d'Athènes », ne doit plus douter qu'il était plus facile États-Unis sauront monter à l'occasion des massacres

de commercer avec les Turcs que de les vaincre. de chrétiens, tout aussi bien que Gladstone autrefois

ALBERT KÉRAGNEL.

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Sur une princesse défunte. époque où les grands pouvaient croire encore manau

vrer les foules ! N'en doutons pas : l'amie de GuilUne ligne ou deux dans la plupart des quotidiens, laume II, la germanophil eMme de Metternich, avait dans quelques-uns cependant une oraison funèbre dis

aussi bien de son âge mûr que de sa jeunesse des soucrète, émue, un peu gênée aussi, et comme confidentielle,

venirs qu'il serait amusant qu'elle ût contés. venant de la mémoire secouée de quelques gens d'âge,

LEGRAND-CHABRIER. soudain rajeunis par le souvenir et pour l'instant seul

www du souvenir ainsi fut notifié aux Parisiens, datée

La foule et les catastrophies. de Vienne, la mort de la vieille princesse Pauline de Metternich, qui, jeune, occupa tant la chronique de la Coup sur coup, la foule parisienne a eu le privilège de cour et de la ville, par ses faits et gestes, au temps de deux belles catastrophes. On sait ce qu'est pour un méNapoléon III.

decin une belle maladie et, pour un juge d'instruction, : Mais les nouveaux Parisiens-de ce temps-ci n'en de- un beau crime. La langue française a des ressources mandaient pas davantage. Leurs préoccupations actuel- admirables, et cela désespère les moralistes grincheux les rendent ce temps-là absolument périmé et futilement qui ne tolèrent pas qu'on puisse distinguer, de l'idée de rococo. Lequel temps commence d'ailleurs à entrer dans bon, l'idée de beau. Mais laissons les moralistes : ils la grande histoire, délaissant la petite, fastidieuse, des n'ont rien à voir dans ces questions de catastrophes. Ou papotages, rancunes, rivalités féminines. Oui, mais n'ou- bien, s'ils s'en mêlent, ils n'y gagnent que déception, , blions pas que cette petite histoire redeviendra essen- mauvaise humeur, dyspepsie et cauchemars. tielle si un Saint-Simon du Second Empire se découvre Après donc l'incendie du Printemps, qui avait attiré quelque jour. Et la princesse de Metternich sera vral sur les lieux un peuple considérable, Paris a eu cet autre semblablement l'objet de bien des pages.

sinistre : le tamponnement de deux trains sous le tunEn attendant, il y a d'aimables anecdotes qui pour- nel des Batignolles. Celui-ci, à la vérité, fut plus grave: raient la faire survivre, silhouette alerte. Car ce fut un une trentaine de personnes y sont mortes, et les blessés type de femme assez commun pour ne pas être privé de furent une centaine. C'est pourquoi l'attitude de la correspondance avec certaines de nos contemporaines, foule en cette circonstance ne fut pas tout à fait ce et d'un temperament assez franchement primesautier

franchement primesautier qu'elle avait été devant les flammes du Printemps. pour lui donner une effigie originale. Pendant dix ans, Le mercredi soir, vers 7 heures et demi, j'arrivais à ambassadrice d'Autriche à Paris, n'agit-elle point l'angle de la rue de la Pépinière et de la rue de Rome. comme un personnage futur et exemplaire des romans La cour de la gare Saint-Lazare était en rumeur. Des de M. Abel Hermant ? Elle avait été marquée par ce groupes de voyageurs se précipitaient sur les chauffeurs séjour et elle demeura la longue Parisienne de Vienne de taxis. Les receveurs des omnibus, debout à l'arrière comme elle fut la brève Viennoise de Paris. Elle était de leurs voitures, étaient impuissants à en interdire l'actoute en mousse, mais n'était point que mousse, gardant cès : on se bou

cès : on se bousculait sur le marchepied des Gare-Montquelque lourdeur à l'allemande.

parnasse-Porte-d'Asnières. Des camelots annonçaient à Regardons ses portraits. Elle est laide sans doute, grands cris une troisième édition des journaux du soir. avec les traits du visage tôt épaissis, une large bouche, On l'achetait : il n'y avait rien. Cependant, on n'entrait un nez reniflant. Elle est le contraire de la beauté offi- plus à la gare Saint-Lazare. Des bruits couraient : deux ciele et incontestable de l'Impératrice ; le contraste ne trains s'étaient rencontrés et flambaient sous le tunnel fit-il pas le jeu de leur amitié ? Mais les yeux sont les des Batignolles. animateurs d'une physionomie turbulente et dénoncent Je montai chez moi par la rue de Rome, à pied. Le la vitalité. Et elle eut des cheveux blonds fameux. long du trottoir de droite s'alignait une file de fourgons

Elle fut coquette, pour elle et pour les autres. Révo- de la Compagnie des Chemins de fer de l'Etat.; ils atlutionnaire dans la mode, elle fit la fortune du premier tendaient évidemment des cadavres. Plus haut, près du des grands couturiers de la rue de la Paix pour l'avoir bâtiment neuf qu'on mit tant d'années à construire, engagé dans la lutte contre la cage de la crinoline. c'étaient des voitures d'ambulance, des infirmières, et

Pour n'avoir pas pu être comédienne de théâtre, ce quelques soldats en armes. Là, on se pressait. Chacun qui eût été selon sa vraie nature, elle fut une acharnée voulait voir. Mais voir quoi ? -- Des blessés, des corps comédienne de salon et de cour. A Vienne, elle orga- meurtris, du sang ? — Il n'en faut pas douter. La fenisa, il y a quelque vingt ans, la plus merveilleuse des nêtre d'une voiture d'ambulance était ouverte. Deux expositions d'art théâtral et musical. Mais à Paris femmes en deuil se haussèrent sur la pointe des pieds n'avait-elle point joué un rôle considérable ? Son sou. pour regarder à l'intérieur de la voiture. Je ne pus m'emvenir y reste attaché, dans la scandaleuse première pêcher de leur dire à mi-voix : « Votre curiosité, Mesdareprésentation du Tannhauser à l'Opéra. Les détails mes, est répugnante. :) sont connus, tout à sa louange, jusqu'à l'éventail brisé A l'entrée du tunnel, d'où s'échappait de la fumée, un sur le rebord de la loge. Ce qui est moins connu, c'est barrage de police contenait la foule, qui était ici plus que le lendemain de cet échec, elle laissa représenter chez dense. Elle l'était encore plus à la sortie du tunnel, vers elle une parodie en ombres chinoises de l'oeuvre de la rue La Condamine. Des gardes républicains, le souWagner, qu'elle venait de soutenir publiquement avec rire sur les lèvres, faisaient faire demi-tour aux indistant de véhémence. Inconstance, versatilité, cela ne crets, avec des plaisanteries de saison, laisse point de nous la gâter un peu comme mélo- Jusqu'à minuit, je vis de ma fenêtre des familles enmane convaincue. Elle eut même la malice, dit Frédéric tières qui se dirigeaient vers le tunnel. On se serait cru Loliée, qui rapporte l'anecdote, de laisser « une ainie de un soir de fête. Il y a, en effet, une fête foraine sur la la maison, en robe et bonnet d'ouvreuse, distribuer à place des Batignolles. Les orgues mécaniques des che- . chaque spectatrice un éventail à bon marché pour le cas veaux de bois s'en donnaient à plein fracas. On allait où ces dames hésiteraient à briser le leur ». On ne peut vers le tunnel, puis on s'arrêtait sur le Pont Legendre, mieux se railler et se déjuger.

puis on poussait jusqu'aux chevaux de bois. Il n'y a pas La princesse de Metternich fut une épistolière force- plus de quatre cents mètres de distance entre l'endroit née et ses billets pétilient. A-t-elle dispersé dans cette où l'on s'amusait et le lieu où d'autres agonisaient. correspondance tout son effort intellectuel ? N'y aurait- Qu'on tire de là la morale qu'on voudra. il pas des mémoires, et graves, et politique ? Je l'ignore, Il est certain que la foule, dans tous les pays du mais ce serait à souhaiter. Que l'on pense à la place monde, est attirée par les spectacles dits « malsains »

1 qu'elle tint auprès des grands de ce monde, en une beaucoup plus que par n'importe quoi. L'instinct la mène,

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affirment les philosophes, et l'instinct n'est rien de bien — Dans le grand palais que l'Etat possède et qu'il relevé. Le jour qu'une guerre éclate, c'est lui qui rend n'a jamais que prêté par une décision toujours tempoles foules capables des plus forts enthousiasmes. Il n'est raire et parfaitement révocable ; il faudrait prévoir une pas prouvé qu'au désir de défendre la patrie ne se mêle exposition allant d'un je mai à un jef octobre. Les « jeupas un inconscient désir de se mêler à des scènes horri- nes », j'entends ceux des Indépendants et de l'Automne, bles. Et il faut noter aussi que les femmes, dans ces heu- auront déjà terminé leur manifestation. Le Salon des res, montrent plus d'entrain que les hommes. Ce qui con- Artistes français et celui de la Nationale crieront un firme l'avis des philosophes.

peu, mais, de vrai, qui les plaindra vraiment ? Réduits J'aurais aimé de présenter « ma » foule du tunnel à se sélectionner une fois, les « Artistes Français » abodes Batignolles à nos excellents et crédules pacifistes. liront peut-être le monstrueux privilège de leurs Hors De ma fenêtre, ils auraient peut-être réfléchi. Je leur Concours, dont ils meurent vilainement. La Nationale aurais fait dire : « Nous supprimerons la guerre, mais évitera le déclin financier qui la guette. Ces deux Salons, nous ne la supprimerons que quand, ayant transformé l'un avec sa « somnolence vénérable », l'autre, atteint de l'âme de l'homme, nous obtiendrons que la foule ne «« sénilité précoce » - c'est M. Bérard qui l'a dit - y coure pas aux lieux des catastrophes. Et l'on ne saurait trouveront la cause inattendue d'une invigoration bien prévoir quand ce moment viendra. »

nécessaire. Quant aux crédits, dont on n'aurait à consenTHIERRY SANDRE. tir que l'avance, ils seront récupérés et au delà par la

recette que ne peut manquer de faire une « exhibition » Vers une loternationale des Arts, de ce genre, en France, et dans les temps actuels.

Et pour bien apprécier à quel point nous importe la Il n'y a pas bien longtemps, en 1913 encore, quand la réalisation de ce projet, supposons que nous soyions en France était aux yeux du monde une grande vaincue train d'apprendre qu'une exposition internationale d'art sympathique et frivole, on nous invitait gentiment, voire va s'ouvrir le mois prochain.... à Londres. un peu dédaigneusement, à participer aux grandes expo

ROBERT REY. sitions internationales d'art qui se tenaient à Venise, à Dresde, à Munich.

Uae conquête de la Chiromancie. C'est au retour de l'une d'elles, de Munich précisément, que M. Armand Dayot, en 1914, avait dit : « En Nous sommes un peu blasés en fait de découvertes somme, pourquoi ne nous offririons-nous pas le luxe propres à assurer le bonheur de l'humanité. Néanmoins, profitable d'inviter les autres à notre tour ? » Et toute le prospectus que je viens de lire m'a pénétré d'une légila presse avait applaudi ce projet. Mais le 2 août arriva. time admiration. Je vous le dis tout de suite : l'adultère Sopt ans ont passé. L'écho des cañonnades est apaisé. n'est plus possible, ou, mieux, il n'y a plus d'adultère Tenace comme il faut l'être, M. Armand Dayot, inspec- que l'on ne puisse connaître sur-le-champ et de la façon teur général des Beaux-Arts, reprend sa thèse. La la plus simple du monde. Un philanthrope s'engage à France est une grande victorieuse maintenant. Le gros

révéler à tous l'adultère par la chiromancie, et il annonce prestige allemand est par terre. Finie pour longtemps ainsi son livre : « Sous une forme attrayante, cette l'agitation artistique de Munich et de Dresde. Il n'y a Quvre éminemment sociale a pour but de conserver ou plus de lice où livrer les grands tournois internationaux de rétablir la paix dans les familles. Instructif et clair, d'art plastique, musical ou dramatique, avec leur accom

ce livre convient à tous les publics et peut rendre de pagnement de spectateurs, d'acheteurs qui font splen- grands services à tous ceux qui désirent vivre dans un dide et prospère la ville qui les voit.

mariage heureux et paisible. Pour illustrer ses enseignePrenons bien garde que nos alliés anglais, gens pra

ments, M. X. ne s'est pas contenté de donner de nomtiques, on l'a dit assez, méditent' d'organiser bientôt une

breux schémas de mains montrant à quels signes or de ces internationales et qu'il serait tout de même assez

peut discerner un adultère, spirituel ou matériel, mais honteux de nous laisser devancer, nous, dans cette voie.

il donne dix empreintes de mains d'hommes et de Mais ne parle-t-on pas déjà beaucoup d'une expo

femmes en état d'adultère moral ou réalisé. Ceux qui sition internationale d'art décoratif ?

se passionnent à juste titre pour ces recherches, y trouSans doute ; mais d'art décoratif seulement; lequel | veront un moyen de s'instruire et d'exercer leur saga

: par son caractère fort heureusement utilitaire a déjà cité. » Après ces étonnants propos l'auteur indique la trouvé dans la vie publique présente son modus vivendi. rémunération qu'il exige de ses bienfaits, rémunération Il ne s'agit point de l'exclure ; encore moins de l'absor- modeste quand on pense au prix du papier et aux saber. On parle ici d'une exposition où d'abord, tous nos

laires des typos, et il conclut : « On voit qu'il n'en coûte groupes, tous nos Salons et même ceux qui n'exposent guère pour se sauvegarder d'un accident considéré, en à aucun Salon, « les super-indépendants » seraient re- général, comme des plus fâcheux. >> présentés. Auprès d'eux, toutes les nations seraient invi

On trouvait déjà des indications relatives au tempétées...

rament de chacun et à ses dispositions à la fidélité coisMême nos ennemis ?

jugale dans les traités de chiromancie, ces savoureux Nous serons là sur un terrain où il nous plaît de

traités qui ont au moins l'attrait de se contredire les me ne plus connaitre d'ennemis . C'est peut-être le plus Yehan Geber, de Belot, de 'Ronphile, de Linibal

uns les autres de point en point, mais les ouvrages de exaltant des orgueils que donne une juste victoire.

de — Mais il y a déjà tant de Salons.

Châteauneuf et même la Chiromancie montrant par les Il y en a précisément vingt fois trop. Celui-là sera

lignes de la main les ineurs et complexions des gens, comme une synthèse, bien organique, où nous pourrons

d'André Corte, ne sont point, à beaucoup près, aussi enfin voir clair, une confrontation de sélections. Qui

affirmatifs et aussi catégoriques que celui dont j'ai la d'entre nous sait vraiment où en est le grand art plasti

bonne fortune de vous parler. On ne saurait contester la

nouveauté et l'excellence de ses découvertes au rédacque en Scandinavie, par exemple ? Chaque fois qu'une manifestation artistique étrangère a lieu chez nous, c'est teur du prospectus. Il y a là un indéniable progrès de une surprise — rappelons-nous les Yougo-Slaves ! - il

la chiromancie ,et il faudrait, pour en plaisanter, ne faut donc admettre que nous avons beaucoup à décou

pas apercevoir les prodigieuses conséquences qu'elle enyrir encore. Il en est de même pour la musique

étran:

traîne. C'est, à y bien regarder, la faillite du roman gère et le théâtre. De même cette exposition nous les

psychologique, le rajeunissement du vaudeville, le re

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nouvellement des thèmes poétiques, le bouleversement de Mais où ?

nos meurs et de nos habitudes

révélera.

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A peine ai-je besoin de m'expliquer. Il est clair qu'il , exclusive vérité de la philosophie hindoue. Et il veut devient impossible désormais de nous intéresser, trois nous démontrer surtout que si nous méconnaissons cette cents pages durant, aux angoisses et incertitudes du vérité, c'est qu'on ne nous en a transmis qu'une caricamari ou de l'amant en péril ou appétit de trahison. Ne ture, déplorable travail de gens qui n'y ont rien compris. serait-il point absurde qu'il refusât de se renseigner et Il y a une mentalité orientale et une mentalité occis'infligeât pareil supplice quand il a tout ce qu'il faut, dentale l'une immuable et profonde, l'autre changeante non pas sous la main, mais sur la main qui l'inquiète. et superficielle ; il y a une opération de l'intelligence Est-on « en état d'adultère moral ou réalisé »? Il suffit qui part de l'intellect pur pour aboutir à une métaphyde constater. L'honnête femme, que préviendra un sique fixe et indubitable et une déformation de l'esprit simple regard lorsqu'elle se lave les mains, cesse d'avoir qui

, par le souci exclusif du phénomène arrive au ratio l'excuse de succomber au « vertige des sens ; le mari, nalisme et au scientisme, par la vertu douteuse du sens'il veut bien s'examiner en se limant les ongles, est à timent, à la religion et à la philosophie. Nous savons où l'abri des funestes rencontres de la cinquantaine. Le nous placer! Alors que l'Orient demeurait inébranlable séducteur professionnel habile à discerner l'instant pro- et immobile dans la bonne voie, l'Occident, entraîné par pice à ses entreprises n'est plus, de son côté, qu'un fan- le néfaste génie des Grecs et le goût croissant du bientoche ridicule. Et ainsi de suite. Tous les ressorts dra- être matériel tombait, de décadence en décadence à la matiques s'effondrent; tous les mécanismes de la trahison barbarie où nous le voyons aujourd'hui. conjugale se détraquent; toutes les architectures du Il y a des sciences et il y a une science, les unes et ménage à trois s'écroulent. Et, du coup, le vocabulaire l'autre diverses par l'origine, l'inspiration et la mésentimental acquiert un sens nouveau. « Elle lui, aban

thode: « Le domaine de toute science », écrit M. Guédonna sa main ; il lui prit la main et elle ne la retira non, « relève toujours de l'expérience, dans l'une quelpas; laissez-moi votre main » sont autant de petites conque de ses modalités diverses, tandis que celui de phrases sèches d'une dangereuse signification qui, certes,

la métaphysique est essentiellement constitué par ce n'est plus celle d'hier. Il va de soi que le mari ridicule dont il n'y a aucune expérience possible : étant « au et l'épouse bernée disparaissent des imbroglios vaude

delà de la physique » nous sommes aussi, et par là villesques, mais, en manière de compensation, des res

même, au delà de l'expérience. Par suite le domaine de sources imprévues s'offrent à l'ingéniosité des infaui- chaque science particulière peut s'étendre indéfiniment, gables fournisseurs de la vieille gaieté gauloise. Les s'il en est susceptible

, sans jamais arriver à avoir même poètes qui, décemment, ne pouvaient encore célébrer les le moindre point de contact avec celui de la métaphymains de la bien-aimée, voient tout à coup leur inspira

sique... ;) tion vivifiée, élargie. On comprend enfin le changement

La méthode, cette fameuse méthode historique ou radical provoqué dans nos meurs et coutumes par la scientifique dont nous parlons tant, ne saurait donc varécente acquisition de la chiromancie. L'expression dé- loir en métaphysique. La métaphysique-suppose la supplorable « demander la main » d'une jeune

d'une jeune fille est pression de la dualité sujet-objet, la conception ou l'interme injurieux; les messieurs diligents et discrets qui, tuition d'un total inaccessible dont nous ne saisissons moyennant finances, contrôlent les actes d'autrui, n'ont par le sensible que l'apparence transitoire et, pour arriver plus rien à faire; une prudence élémentaire engage à à ce degré de la connaissance, une faculté « qui n'est supprimer le baise-main. Ce chiromancien nous réserve plus de l'ordre individuel » et nous restitue à cette orides surprises à n'en plus finir.

gine, éternelle et sans forme que nous illustrons par Peut-être ne nous réserve-t-il rien du tout. La curio- notre passage imperceptible dans l'espace et le temps.

sité me prit, un jour, de visiter une chiromancienne avec

J'admire M. Guénon d'avoir si bien posé le problème le conseil d'un ami qui la prétendait remarquable. Elle Certes je ne saurais le suivre si haut, ni si loin. Il dit se lamenta cruellement. Ne venait-on point de la cam

sur les Hindous et sur les Grecs des choses excessives. brioler? Inhabile. à prévenir les traîtrises de son propre Je doute que la philosophie des Védas soit aussi pure destin, elle me signala généreusement les embûches qui qu'il le prétend de tout anthropomorphisme et je ne me me menaçaient. s'imagine, voyez-vous, qu'après avoir résigne pas à ne voir en Platon qu'un bavard subtil. En approfondi les secrets du petit livre, maris et amants

un mot s'il me paraît, comme à notre auteur, que l'Occiconnaîtront à merveille le sort... des autres, et je me

dent dégénère et court à sa ruine mentale, je n'oserais persuade aussi que très peu de gens auront la curiosité le faire remonter par delà Heraclite ou Pythagore pour de l'étudier, ce dangereux bouquin. Allons, cette fois en

renouer une tradition malheureusement rompue. La phicore, il n'y a et il n'y aura rien de changé.

losophie hindoue reste statique et ne tient nul compte

des éléments tout humains et débiles dont se forme la A. DE BERSAUCOURT. connaissance et, d'autre part, méconnaît le fait où elle

ne place qu'une illusion; la pensée occidentale est dyna

mique : elle procède en tenant compte de sa condition Les Idées

terrestre et en pratiquant l'exégèse de ce même fait,

source de la seule réalité accessible. Nous perdons notre La philosophie hindoue

supériorité en nous refusant de sortir de l'utile et de la matière, mais cette supériorité nous l'avons eue. Les

. On hésite un peu devant les termes dont il faudrait Hindous ne sont pas de purs esprits. Leur métaphysique se servir pour apprécier l'ouvrage que M. René Guénon ne convient qu'à des êtres d'une autre essence que la appelle une Introduction générale à l'étude des doctri- nôtre et on la trouve esquissée dans l'angélologie de nes hindoues, tant la critique laudative a vidé les mots saint Thomas. Qu'on m'excuse d'exprimer en quelques de tout sens par un usage indiscret. Disons-le, cepen- | lignes ce qu'il faudrait un volume pour développer. dant, pour satisfaire à la justice et nous réjouir d'un Mais où il faut rester en plein accord avec M. Guéévénement peu ordinaire : voici un livre modeste et sobre, définitif sur la matière, ingénieux et riche, qui nous

non, c'est dans ce qu'il dit du caractère phénoméniste de

la pensée occidentale et des prétentions indues de la mérévèle par un coup de maître un esprit dont on peut thode historique. Certes il y a longtemps qu'on menē beaucoup espérer.

contre les excès de la raison et de Pérudition une campaL'étude comprend une partie positive et un examen gne qui, malheureusement, fait plus de bruit que d'effet. critique, une doctrine et une discipline de villeur égale M. Guénon approfondit la polémique par des vues d'une mais où on ne saurait souscrire également. M. Guénon ne portée singulière. Il entre au sein des choses en situant dissimule que très peu qu'il croit à la pleine, entière et le différend non plus sur la façon de prendre la vie

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mais dans des conceptions diverses de la nature de l'es- seau terrible, détruit tout ce qu'il rencontre et, toujours prit. L'intelligence, pour les modernes, est un instru- dans les mille et une nuits, est universellement redouté. ment qui sert à conserver nos jours et à en accroître le Certains cufs ne doivent pas, si j'ose dire, être couvés; bien-être. Elle se découvre, à l'expérience, utilitaire, chan- leur éclosion ne met au monde qu'un monstre épouvangeante, et assez souple pour se plier, par la suite des table. C'est ainsi que les idées généreuses qui animalent temps, à tous les besoins, elle ne saurait dépasser le les nihilistes ont produit en se répandant dans le peuple, monde matériel dont elle sort, qu'elle arrange à sa ma- la terreur, le massacre et la misère. nière, pour découvrir des vérités fixes et primordiales Les idées généreuses sont très variables selon les incapables d'expliquer l'univers. Elle semble, au contraire, dividus. D'aucuns croient qu'il est magnanime d'obliger Pour

les Hindous et M. Guénon, fixe, autonome, simple son voisin à faire le bien, d'autres esprits, peut-être boret propre par son jeu immédiat, si on ne la détourne pas nés, s'imaginent qu'il suffit de le pratiquer soi-même. de son sens, qui est celui de la connaissance, à exprimer Certains confondent un désir légitime de liberté, avec des lois indubitables et des vérités éternelles. L'erreur le désir moins louable de troquer leur rôle d'opprimé a consisté à la dévoyer, proprement, et à l'enfermer dans contre le rôle d'oppresseur. Cependant, tous ces gens la matière dont il fallait d'abord l'affranchir. Et cette prétendent s'enrôler sous le même drapeau. Il n'y a pas erreur est vieille puisqu'elle remonte au moins jusqu'à deux empreintes digitales semblables, j'imagine qu'il en Socrate. De là date la décadence et depuis : « les re

est de même des circonvolutions du cerveau; les idées cherches faites uniquement en vue des applications pra- prennent, hélas ! la forme des têtes qu'elles habitent,

; tiques et du progrès matériel ont entraîné, comme elles

elles sont bien différentes de l'une à l'autre. Même le devaient nécessairement, une régression dans l'ordre lorsque l'on s'explique très bien, on se comprend très purement spéculatif et intellectuel; et, comme il n'y a peu, mais on ne peut en prendre son parti. aucune commune mesure entre ces deux domaines, ce Dès que l'on passe à l'action, des appétits se cachent qu'on perdait ainsi d'un côté valait incomparablement derrière les idées, mille intérêts, consciemment ou non, plus que ce que l'on gagnait de l'autre; il faut toute la nous déterminent. Se croire un saint peut mener tout déformation mentale de la très grande majorité des

droit au crime, il est vrai sans remords. Tout est permis Occidentaux pour apprécier les choses autrement. » lorsque l'on sert « la cause ». Telle est Tatiana, fana

On le voit, les arguments de M. Guénon touchent à tique et convaincue du caractère sacré de sa mission. l'essence même dé ce problème philosophique dont on

Les auteurs, qui ont si bien campé ces deux illuminés, n'a pas tout dit quand on a déclaré qu'il ne se pose

leur ont opposé des êtres plus humains, plus médiocres point. Qu'il nous suffise, pour le moment, d'établir, certes, des types d'humanité moyenne et déjà, dans la contre ceux qui le nient, la profondeur où l'on arrive, sphère étroite de la famille et de l'idylle, Grigoriew et dès que l'on se décide seulement à l'envisager. M. Gué

Tatiana jouent le rôle de démolisseurs. On a vu depuis non professe pour la pensée occidentale un mépris ex

le rôle étendu à tout un peuple. Le résultat n'apparaît cessif et souriant. Il nous propose avec une ironie voilée, pas jusqu'ici merveilleux, l'existence sera-t-elle meilpleine de saveur pour qui sait l'entendre, des remèdes leure pour les générations suivantes ? On parle souvent terribles ! Il suffirait à son volume d'être signé d'un nom

de cuisine politique; or, la vraie cuisine, parlant de la

Vous illustre et vénérable pour prendre place parmi les meil- langouste, ordonne férocernent :

prenez une leurs livres de ce temps.

langouste vivantė et la coupez en tronçons que vous GONZAGUE TRUC.

plongez dans l'eau bouillante tandis qu'ils remuent en

». Est-ce une recette politique excellente ? Nous n'en savons rien, mais il est certain qu'on l'applique!

On se souvient du sujet d'Oiseaux de passage. Le Théâtre

Une famille de bourgeois français rencontre en Suisse

deux exilées russes. L'une est la princesse Boglowsky Oiseaux de passage

dont le mari est en Sibérie pour avoir favorisé l'évasion

de Grigoriew, l'autre une ardente nihiliste amie de la Les apôtres sont dangereux. Ils sont, même en com- princesse. Celle-ci a repris son nom de jeune fille, Véra battant sous son égide, les pires ennemis de la liberté. Levanoff. Son mariage d'ailleurs est fictif. Elle ne fut Le premier pas vers elle est le respect de celle d'autrui, la femme du prince Boglowsky que de nom et afin de chose peu comprise des faiseurs de systèmes, tout rem- lui donner le moyen d'assurer avec sa dot l'évasion de plis d'utopies répandues en discours Convaincre est Grigoriew, Julien Lafarge s'éprend de Véra qui genheureusement difficile. Beaucoup de gens atteints par

timent s'intéresse à Mme Lafarge la mère. Aveugle et la manie de persuader, restent inoffensifs parce qu'ils

infirme, celle-ci, ravie des attentions délicates et intelsont privés de moyens, il leur manque le charme, l'élo- ligentes de Véra, ne peut bientôt plus se passer d'elle et cution facile, la voix sympathique et cet art de pré- rêve de l'avoir pour belle-fille; quant au père de Julien, senter à chacun, sous l'angle qui lui plaît, une chose il fait profession d'avoir les idées larges, accueille faparfaitement bien faite pour lui déplaire. Lorsqu'un

milièrement Grigoriew et rit des remontrances que son

frère lui fait à ce sujet. être doué de toutes ces facilités se mêle de les mettre au service d'idees sociales ou politiques, qui sont, quelle Sur ces entrefaites, un compagnon de captivité du que soit la thèse qu'elles défendent, toujours tyran

toujours tyran- prince Boglowsky ayant réussi à gagner la France, vient niques, il devient ce que l'on est convenu d'appeler un

annoncer à Véra que son mari est mort. Libre d'épouser agitateur dans les sphères gouvernementales et un

Julien, celle-ci oublie un instant « la cause » et accepte apôtre parmi les agités.

de devenir sa femme, elle croit l'aimer. Cependant des C'est ce type que nous ont présenté MM. Maurice différences profondes se manifestent déjà dans la maDonnay et Lucien Descaves dans Oiseaux de passage,

nière de sentir des fiancés. Grigoriew leur conseille avec que l'Ambigu vient de reprendre.

bonté l'union libre, Tatiana révoltée reproche à Véra Grigoriew, qu'ils ont peint de la façon la plus fine,

ce qu'elle nomme une trahison. D'ailleurs Tatiana ne la plus impartiale et qui devait lors de la création, en

croit pas à la mort du prince Boglowsky, elle suppose 1904, demeurer malgré tout sympathique, ne peut plus que son prétendu compagnon est un faux-frère et quitte aujourd'hui laisser cette impression aux spectateurs.

Véra pour le suivre et le démasquer. 11. est souvent question, dans les mille et une nuits, de

Au dernier acte, nous apprenons que le gouvernement l'oeuf de roc. Celui qui le possède, favorisé du sort, dé

expulse de France Grigoriew. Tatiana revient avec la tient une puissance merveilleuse. Cependant, le roc, oi

certitude que le mari de Véra ēst vivant; nous devi.

(

core

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