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JOURNAL DE LA SEMAINE

PARAISSANT TOUS LES SAMEDIS

7 bis, Place du Palais-Bourbon, Paris, Vll Arrondissement

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I

L y a bien quelque chose de vrai dans l'accusation que M. Emile Hautberg formule contre notre époque << Le seul mot qui convienne à l'esprit de notre temps, écrit M. Hautberg (l'Homme Libre du 28 mars), est le mot antiintellectuel. Il l'est de propos délibéré et, pour ainsi dire cyniquement. L'homme moderne grisé de vitesse ne pratique plus le recueillement et la réflexion. Or le recueillement et la réflexion sont les bases nécessaires de toute œuvre durable. »

Sans doute, il faudrait faire des réserves. En philosophie, en art, il me semble qu'on peut au contraire constater un retour de l'intellectualisme. Mais qu'il ait à peu près disparu de la vie politique et sociale, on ne saurait le nier. Il suffit

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Car le prestige de la France dans le monde, son rayonnement, viennt de son intellectualisme. Nous rions maintenant des principes de la Révolution française. Nous oublions le rôle qu'ils ont joué dans l'histoire, le crédit qu'ils nous ont valu durant plus d'un siècle.

Contre eux et par conséquent contre nous, d'autres principes, d'autres idéaux se sont dressés : l'américanisme et le bolchevisme. Si nous ne restons pas fidèles au nôtre, nous ne représenterons plus rien, nous cesserons d'être un moteur pour devenir une remorque. Un réalisme véritable, un réalisme intelligent devrait comprendre cette nécessité.

M. C.

4

ECE QU'ON DITE

Echange de bons procédés.

Un monsieur tombe sans connaissance ces jours derniers devant l'hôpital Saint-Martin, près de la gare de l'Est. Des passants le ramassent et le portent à l'intérieur. Mais le concierge les arrête :

Un civil? Connaissons pas ici! Ramenez-moi ça où vous voulez, mais pas ici...

Arrive un « quatre galons ». Il prend pitié du malade et appelle un officier d'administration qui, après avoir consulté un bon moment ses registres, déclare qu'on peut l'hospitaliser.

-Les hôpitaux civils de la Seine, Monsieur le Major, nous ont soigné des militaires pendant trente-six journées. Nous devons les leur rembourser en donnant trentesix jours de soins à des civils. Si, au bout de trente-six jours, ce monsieur n'est pas guéri, il faudra le renvoyer dans une maison civile.

Voilà de la bonne bureaucratie.

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A la fin du mois aura lieu, à Paris, un grand congrès de toutes les Sociétés bigophoniques de France.

Sachez que le bigophone en carton a été inventé par le nommé Romain Bigot, né à Paris, le 13 juillet 1883. Et peut-être ne lui a-t-on jamais offert des palmes académiques. Or, il a inspiré la fondation de 1.800 sociétés de bigophones qui font la joie des citadins et la tranquillité des maires. Et il a permis de créer en France 1.800 présidents de sociétés de plus ! Lesquels présidents sont décorés, certainement.

Le précepteur inspiré.

On nous communique l'annonce suivante :

Un homme instruit, qui se trouve sans place,
Cherche un emploi qui soit à l'étranger :
Il est actif, probe, de bonne race,
Sait l'allemand, et veut bien voyager.
Si quelqu'Anglais voulait, à son service,
Le faire entrer pour guider ses enfants,
Il les tiendrait loin des sentiers du vice

Et tâcherait de soigner leurs talents.

Latin, français, calcul, belle écriture,
Histoire et style entrent dans ses leçons ;
Géographie, enfin littérature,

Charment le temps qu'il consacre aux garçons.
Etc... Etc...

L'auteur de cette annonce semble, comme le prince de Ligne, penser « qu'on n'est jamais mieux loué que par soi-même. »

Quand est né l'amour ? Où est né l'amour ?

M. Gaston Riou s'est posé la question et il y répond dans un livre qu'il intitule la Naissance de l'Amour. Hâtons-nous de déclarer que M. Riou, quand il parle de l'amour, n'entend pas parler seulement du désir qui est une chose bien ancienne mais du culte de la femme, du dévouement à la dame. Pour M. Riou, les sectateurs de cet amour sont tous de la nation d'Oc et antérieurement au xro siècle, il n'existait pas de véritable amour.

L'amour donc serait enfant d'Aquitaine ; on pense bien que tous ceux qui ne sont pas Aquitains accepte ront difficilement pareille affirmation et déjà, M. Louis de Gonzague-Frick, dans la Griffe, revendique pour la civilisation celte les origines de l'amour.

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AFFAIRES EXTERIEURES Désarmement et publicité

Un journal italien imprimait récemment : « Que la Société des Nations y prenne garde ! A force de parler de paix, elle finira par déclencher la guerre ! »

Boutade cruelle et bien dans la manière fasciste. Boutade un peu injustifiée aussi, mais pourtant... mais pourtant, les plus sûrs amis, dont nous sommes, de la Société des Nations sont bien obligés de reconnaître que la dernière semaine de Genève n'a rien ajouté ni à sa gloire ni aux chances de paix européenne.

Il s'agissait de la sempiternelle question du désarmement. Les hommes d'Etat qui ont rédigé le Traité de Versailles se doutaient-ils des soucis qu'ils préparaient à leurs successeurs lorsque, en l'article 8 du pacte de la Société des Nations, ils inscrivaient que « les membres de la Société reconnaissent que le maintien de la paix exige la réduction des armements nationaux au minimum compatible à la sécurité nationale »? et aussi lorsque, dans le préambule de la partie 5 du Traité, ils affirmaient que le désarmement de l'Allemagne devait être considéré comme un prélude à une limitation générale des armements de toutes les nations ?

Ces textes sont, évidemment, d'inspiration Wilsonienne et ne tiennent qu'un médiocre compte des nécessités particulières à l'Europe. Sans doute, les diplomates européens qui les ont souscrits n'y attachaient qu'une médiocre importance. Mais, scripta manent. Depuis de longues années on discute et on ergote autour de ces lignes sans pouvoir arriver ni à s'en débarrasser, ni à les appliquer, ni même à les interpréter.

Projets de protocole s'entassent sur projets de pactes; discours s'ajoutent à déclarations; Commissions préparatoires succèdent à Comités mixtes; expertises à contre-expertises. Les trois fameux termes : arbitrage, sécurité, désarmement, passent et repassent entre Genève et les chancelleries européennes comme boules de jongleurs. On n'est jusqu'à présent parvenu qu'à accumuler d'immenses monceaux de statistiques et aussi à créer un peu d'aigreur et beaucoup de méfiance.

Caractéristique a été, à ce sujet, la dernière session de la Commission préparatoire à la Conférence du désarmement, cette fameuse conférence que tout le monde redoute, à laquelle personne n'ose proposer de renoncer et qu'on ajourne indéfiniment.

Au mois de septembre dernier, l'Assemblée de la Société des Nations avait chargé la Commission préparatoire d'éta

blir un programme basé sur la sécurité, condition préalable de la limitation des armements.

On serait resté entre soi que cela serait, sans doute, demeuré assez anodin. Le très grande majorité des gouvernements européens adhérents à la Société des Nations se rendent parfaitement compte, pour s'y être déjà piqué les doigts, de ce que le problème présente d'épineux.

Malheureusement, la Commission préparatoire ne comprend pas seulement des puissances adhérentes à la Société des Nations, elle compte aussi les représentants de deux Etats qui, pour des raisons différentes et à des degrés divers, n'entendent nullement entrer dans le jeu prudent des puissances de l'Europe occidentale : ce sont les Etats-Unis et surtout l'Union soviétique.

La délégation américaine n'a joué, au cours de la dernière session, qu'un rôle volontairement effacé d'observation. Mais c'est le fait que cette délégation existait, et qu'elle avait déjà pris le bateau, qui empêcha d'ajourner, comme la sagesse le commandait, la dernière réunion de la Com

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mission.

On s'était beaucoup réjoui en Europe de sa désignation. Le spectacle qui lui a été donné à Genève n'a peut-être pas été de nature à diminuer beaucoup la méfiance dont le gouvernement de Washington fait preuve à l'égard des intri gues européennes.

Quant à la délégation soviétique, on se demande comment on a pu avoir la naïveté de penser qu'elle collaborerait sincèrement avec une Commission de cette Société des Nations que les Soviets n'ont cessé alternativement d'injurier et de tourner en dérision.

Il était bien évident que les Russes ne verraient dans sa présence à Genève qu'une occasion de brouiller toutes les cartes et de développer la propagande bolchevique du haut de la plus retentissante tribune du monde.

Ils n'y ont point manqué. Tout de suite le premier délégué soviétique, M. Litvinof, déposa un projet radical comportant purement et simplement la suppression de toutes les armées et de toutes les marines permanentes et la destruction de tous les armements.

Les Soviets n'y risquaient pas grand'chose. Cette proposition n'avait aucune chance d'être prise en considération; l'eut-elle été par impossible que les Soviets s'en trouvaient les bons marchands. Ils eussent acquis en Europe une supériorité écrasante, grâce à l'importance de leur police, grâce à leur population, grâce aussi au mépris dans lequel ils tiennent leurs engagements à l'égard des gouvernements << bourgeois ». Enfin, la suppression des armements permanents laisserait le champ libre à cette révolution générale qui demeure le but suprême, voire la raison d'être, du régime soviétique.

Il eut été peut-être sage de laisser tomber dans le silence ou tout au plus de faire justice en quelques mots de la proposition soviétique.

Au lieu de cela, les délégués des grandes et même des petites puissances européennes se crurent tous obligés de la réfuter en de longs discours. Le comte Clauzel, délégué de la France, en montra l'inanité en d'excellents termes. Le délégué britannique, Lord Cushendun, dénonça avec beaucoup de vigueur les arrière-pensées révolutionnaires et véri

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